Résumé Comptabilité de management (Université Laval) PDF
Document Details

Uploaded by AdvantageousMiami1034
Université Laval
Tags
Related
- DSCG UE1 Droit des Contrats PDF 2023
- DSCG UE1 Droit fiscal - La fiscalité des opérations de restructuration - Présentation générale PDF
- Fiche de Révision UE 1 DSCG - Gestion Juridique Sociale et Fiscale 2023-2024 PDF
- Chapitre 2 : La Répartition Des Charges Indirectes, La Méthode Des Centres D'analyse PDF
- Analyse de l'activité INTEC PDF
- Cours de Comptabilité de Gestion (CG) - Partie I - Année Universitaire 2024 - PDF
Summary
Ce document est un résumé pour le cours de comptabilité de management CBT-1001 de l'Université Laval. Il couvre des sujets clés tels que la comptabilité de gestion, les différents types de coûts et leur classification, ainsi que l'analyse du comportement des coûts. Il est conçu pour aider les étudiants.
Full Transcript
lOMoARcPSD|18472584 Résumer maison pour Intra - CBT-1001 Comptabilité de management (Université Laval) Scan to open on Studocu Studocu is not sponsored or endorsed by any college or university Downloaded by Catherine Arsenault (catherinearsenault2001@gmail....
lOMoARcPSD|18472584 Résumer maison pour Intra - CBT-1001 Comptabilité de management (Université Laval) Scan to open on Studocu Studocu is not sponsored or endorsed by any college or university Downloaded by Catherine Arsenault ([email protected]) lOMoARcPSD|18472584 Chapitre 1 : La comptabilité de gestion et l’environnement de l’organisation 1. La comptabilité de gestion vs. la comptabilité financière : o Comptabilité de gestion : Produit des informations destinées aux gestionnaires et employés pour les aider à atteindre les objectifs de l'organisation. Elle se concentre sur la planification, le contrôle, et la prise de décisions en interne. o Comptabilité financière : Produit des informations pour les parties externes comme les actionnaires et les créanciers, afin d'évaluer la performance passée de l'entreprise. 2. Les tâches principales des gestionnaires : o Planification : Fixer des objectifs et décider comment les atteindre. Cela inclut la définition des ressources nécessaires et la gestion des budgets. o Direction et motivation : Mobiliser les équipes pour exécuter les plans établis et gérer les activités quotidiennes. o Contrôle : S'assurer que les activités suivent le plan prévu et ajuster les opérations en fonction des résultats. o Prise de décisions : Choisir entre différentes options en fonction des données fournies par la comptabilité de gestion. 3. Le rôle du contrôleur de gestion : o Le contrôleur de gestion est responsable de la production de rapports permettant de suivre la performance de l’entreprise. Ces rapports sont utilisés pour planifier, évaluer et ajuster les opérations internes. o Il joue un rôle clé dans la coordination des informations entre les départements pour soutenir la stratégie de l’entreprise. 4. Éthique et gouvernance : o Les comptables de gestion doivent respecter des normes éthiques rigoureuses qui incluent la compétence, la confidentialité, l'intégrité, et la crédibilité. Toute violation peut entraîner de graves conséquences. o L'éthique et la responsabilité sociétale des entreprises (RSE) sont des concepts centraux dans la gestion moderne. Les entreprises doivent tenir compte des intérêts de toutes les parties prenantes (clients, employés, communauté, etc.) dans leur prise de décision. 5. Production optimisée et systèmes de gestion intégrés : o La production optimisée vise à minimiser les gaspillages et les inefficacités en organisant les ressources autour des processus d'exploitation, en réponse à la demande des clients. o Les systèmes de gestion intégrée permettent de regrouper toutes les données d’une entreprise dans un seul logiciel, facilitant ainsi l'accès à des informations communes pour tous les gestionnaires, ce qui améliore la prise de décisions. Downloaded by Catherine Arsenault ([email protected]) lOMoARcPSD|18472584 0 Chapitre 2 : Les coûts : définitions, concepts et classification 1. Catégories générales de coûts : o Les coûts de fabrication se divisent en trois grandes catégories : Matières premières directes : Matériaux qui entrent dans la fabrication d’un produit fini (ex. bois pour fabriquer une table). Main-d’œuvre directe : Salaires des travailleurs directement impliqués dans la production d’un produit (ex. salaires des ouvriers spécialisés). Frais indirects de fabrication : Tous les coûts indirects liés à la production (ex. amortissement des machines, électricité de l'usine). 2. Coûts incorporables et non incorporables : o Coûts incorporables : Coûts directement liés à la production, enregistrés en tant qu'actifs (stocks) jusqu'à ce que les produits soient vendus (ex. matières premières, main-d’œuvre directe). o Coûts non incorporables : Coûts qui ne sont pas liés directement à la production et sont enregistrés comme dépenses dans la période où ils sont encourus (ex. frais de vente et d’administration) 3. Comportement des coûts : o Coûts variables : Varient en fonction du niveau d’activité (ex. matières premières qui augmentent en fonction de la production). o Coûts fixes : Restent constants quel que soit le niveau de production (ex. loyer de l’usine). o Les gestionnaires doivent comprendre le comportement de ces coûts pour pouvoir planifier et contrôler les performances de l'entreprise. 4. Coûts directs et indirects : o Coûts directs : Facilement attribuables à un produit ou service spécifique (ex. matériaux utilisés pour une commande spécifique). o Coûts indirects : Ne peuvent pas être directement attribués à un produit spécifique (ex. salaire du superviseur de production) 5. Autres catégories de coûts utilisés pour la prise de décisions : o Coût différentiel : Coût qui varie entre deux options ou alternatives. o Coût de renonciation : Valeur des opportunités auxquelles on renonce lorsqu’on fait un choix. o Coût irrécupérable : Coût déjà engagé qui ne peut pas être récupéré et ne doit pas influencer les décisions futures 6. Utilisation des coûts pour les rapports financiers : o Pour les entreprises de fabrication, les coûts de matières premières, de main- d'œuvre directe et de frais indirects de fabrication sont accumulés pour déterminer le coût des produits fabriqués et le coût des ventes. o Les frais de vente et d’administration sont considérés comme des coûts non incorporables et sont directement enregistrés dans l’état des résultats comme des charges Downloaded by Catherine Arsenault ([email protected]) lOMoARcPSD|18472584 Chapitre 3 : Le comportement des coûts : analyse et utilisation 1. Comportement des coûts : o Le comportement des coûts décrit comment les coûts changent en fonction des variations de l'activité. Les coûts variables augmentent ou diminuent proportionnellement au volume de production, tandis que les coûts fixes demeurent constants quel que soit le volume d’activité. o Exemple de coût variable : Matières premières qui augmentent avec la production. o Exemple de coût fixe : Loyer d'une usine, qui ne change pas avec le volume de production 2. Coûts semi-variables : o Ce sont des coûts qui combinent des éléments fixes et variables (parfois appelés coûts mixtes). Une partie reste fixe quel que soit le niveau d'activité, tandis que l'autre varie proportionnellement au volume d'activité. o Exemple : Les frais d’électricité qui ont un coût fixe de base et un coût variable selon la consommation 3. Méthodes d'analyse des coûts semi-variables : o Méthode du graphique de dispersion : Consiste à tracer les coûts en fonction du niveau d’activité pour observer les tendances. Si la relation est linéaire, il est possible d’utiliser des techniques d'estimation pour séparer les composantes fixes et variables. o Méthode des points extrêmes : Utilise les niveaux d’activité les plus élevés et les plus faibles pour estimer les composantes fixes et variables d’un coût semi- variable. o Méthode du génie industriel : Une étude détaillée des méthodes de production pour identifier les coûts fixes et variables basés sur les spécifications des matières, les besoins en main-d'œuvre, et l'utilisation des ressources 4. L'état des résultats selon la méthode des coûts variables : o Dans ce modèle, les coûts sont séparés en coûts fixes et coûts variables. Les coûts variables sont soustraits des ventes pour obtenir la marge sur coûts variables, qui sert à couvrir les coûts fixes et à dégager un bénéfice. o Ce type d’état des résultats est particulièrement utile pour l’analyse interne, car il permet de mieux comprendre l'impact des coûts sur les décisions liées à la gestion Downloaded by Catherine Arsenault ([email protected]) lOMoARcPSD|18472584 Chapitre 4 : Les relations coût-volume-bénéfice (CVB) 1. Principes de base de l'analyse CVB : o L'analyse coût-volume-bénéfice (CVB) permet aux gestionnaires de comprendre les relations entre les coûts, le volume d'activité, et les bénéfices dans une entreprise. o Les principaux éléments de l’analyse CVB incluent : Le prix de vente des produits. Les coûts variables par unité. Les coûts fixes totaux. Le volume des ventes. La composition des ventes pour une entreprise ayant plusieurs produits. 2. La marge sur coûts variables : o La marge sur coûts variables est la différence entre les ventes et les coûts variables. Elle représente la contribution de chaque unité vendue à la couverture des coûts fixes et à la génération de bénéfices o Cette marge est cruciale pour évaluer si l'entreprise atteint son seuil de rentabilité (point où elle couvre ses coûts fixes) et pour déterminer les bénéfices ou pertes à différents niveaux de ventes 3. Représentation graphique des relations CVB : o Les relations CVB peuvent être représentées graphiquement pour montrer comment les coûts totaux, les ventes, et les bénéfices varient en fonction du volume d'activité. o Le graphique CVB permet de visualiser le seuil de rentabilité, c'est-à-dire le point où les ventes couvrent exactement les coûts totaux 4. Applications pratiques des concepts CVB : o L’analyse CVB aide les gestionnaires à prendre des décisions sur la fixation des prix, les stratégies de production, et l'évaluation de la rentabilité des produits ou services. o Elle permet également d'évaluer l'effet des changements dans les coûts variables, les coûts fixes, ou le prix de vente sur la rentabilité de l'entreprise 5. Seuil de rentabilité et marge de sécurité : o Le seuil de rentabilité est le point où les ventes couvrent les coûts fixes et variables, donc où l'entreprise ne réalise ni bénéfice ni perte. Il est calculé en unités ou en chiffre d’affaires. o La marge de sécurité représente la différence entre le niveau actuel des ventes et le seuil de rentabilité, indiquant à quel point les ventes peuvent diminuer avant que l'entreprise ne commence à enregistrer des pertes 6. Le levier d'exploitation : o Le levier d'exploitation mesure la sensibilité des bénéfices par rapport aux variations des ventes. Plus les coûts fixes sont élevés par rapport aux coûts variables, plus l'effet de levier est fort, ce qui rend les bénéfices plus sensibles aux variations du volume des ventes Downloaded by Catherine Arsenault ([email protected]) lOMoARcPSD|18472584 Chapitre 5 : Le système de coûts de revient par commande 1. Définition du système de coûts de revient par commande : o Ce système est utilisé lorsque chaque produit ou service est unique et fabriqué sur commande (par exemple, les cabinets d’avocats, la construction sur mesure). Les coûts sont attribués individuellement à chaque commande. o Il est employé dans des industries où les produits ne sont pas homogènes et où chaque commande est spécifique (ex. hôpitaux, cabinets comptables, fabrication spécialisée). 2. Différences avec le système de fabrication uniforme et continue : o Le système de coûts par commande est plus adapté pour des produits ou services uniques, tandis que le système de fabrication continue s'applique à des processus de production de masse (ex. production de papier, boissons). o Ce système exige une tenue de registres détaillée pour chaque commande, enregistrant les coûts des matières premières, de la main-d'œuvre directe, et des frais indirects de fabrication 3. Accumulation des coûts dans un système de coûts par commande : o Matières premières : Requises pour chaque commande spécifique et enregistrées sur un bon de sortie de matières. o Main-d'œuvre directe : Les heures de travail directes sont affectées à chaque commande et enregistrées dans un bon de travail. o Frais indirects de fabrication : Sont imputés aux commandes à l'aide d’un taux d'imputation prédéterminé basé sur une base appropriée, comme les heures de main-d'œuvre ou le coût des matériaux 4. Utilisation des fiches de coût de revient : o Chaque commande a une fiche de coût de revient, où sont consignés les coûts des matières premières, de la main-d'œuvre directe et des frais indirects. o À la fin de la commande, les coûts totaux sont divisés par le nombre d'unités produites pour obtenir un coût unitaire moyen, bien qu’il ne représente pas toujours le coût marginal d'une unité supplémentaire 5. Calcul des frais indirects et ajustements : o Si les frais indirects réels diffèrent des frais imputés, l'entreprise devra ajuster pour les frais sous-imputés ou surimputés. Cela permet une meilleure précision dans les coûts o Downloaded by Catherine Arsenault ([email protected]) lOMoARcPSD|18472584 Chapitre 6 : Le système de coûts de revient en fabrication uniforme et continue 1. Définition du système de coûts de revient en fabrication uniforme et continue : o Ce système est utilisé dans des industries où les produits sont homogènes et produits en grandes quantités de façon continue (ex. papier, produits chimiques, alimentation). o Il se distingue du système de coûts par commande, utilisé pour des produits ou services personnalisés, en attribuant les coûts de production à des lots ou des ateliers plutôt qu'à des commandes spécifiques. 2. Principes du système de coûts de revient en fabrication continue : o Les coûts (matières premières, main-d'œuvre, et frais indirects) sont accumulés pour chaque atelier ou processus de production sur une période donnée. o À la fin de la période, ces coûts sont répartis sur toutes les unités produites, ce qui permet de calculer un coût unitaire moyen. 3. Comparaison avec le système de coûts par commande : o Dans un système de fabrication continue, les produits sont identiques, rendant inutile l'assignation des coûts à des commandes spécifiques, contrairement au système de coûts par commande. o Les coûts sont attribués à des processus de production (ateliers) plutôt qu’à des commandes de clients. o Les rapports de production sont utilisés pour résumer les unités produites et calculer les coûts unitaires par atelier. 4. Méthode des unités équivalentes : o Lorsqu'il y a des unités en cours de fabrication à la fin de la période, on utilise la méthode des unités équivalentes pour attribuer les coûts proportionnellement au degré d’avancement de ces unités. o Cela permet de répartir les coûts entre les unités terminées et celles qui sont encore en cours de production. 5. Avantages du système de coûts de revient en fabrication continue : o Il permet une gestion efficace des coûts pour les entreprises produisant des articles en série ou en grandes quantités, tout en assurant un suivi précis des coûts par atelier. o Ce système est adapté aux processus continus où il est difficile de distinguer les coûts de chaque unité de production. 6. Exemple d'application : o Un exemple typique serait une entreprise qui produit du papier ou des produits alimentaires, où les coûts sont accumulés pour chaque étape (atelier) du processus de fabrication (ex. atelier de façonnage, atelier d'emballage). Downloaded by Catherine Arsenault ([email protected]) lOMoARcPSD|18472584 Chapitre 7 : La comptabilité par activités (CPA) 1. Introduction à la comptabilité par activités (CPA) : o La CPA est une méthode de comptabilité conçue pour fournir aux gestionnaires des informations sur les coûts, ce qui leur permet de prendre des décisions stratégiques. o Contrairement à la méthode traditionnelle, qui se concentre sur l’allocation des coûts en fonction des volumes de production, la CPA se base sur les activités qui consomment des ressources. 2. Utilité de la CPA : o Elle permet d’attribuer des coûts indirects (frais généraux de fabrication, coûts administratifs, etc.) aux produits ou services en fonction de la consommation réelle d’activités. o La CPA aide les entreprises à mieux comprendre les relations entre les activités, les ressources consommées et les produits, facilitant ainsi des décisions plus éclairées sur les prix, la gestion des coûts, et la rentabilité. 3. Les étapes de mise en œuvre de la CPA : o Étape 1 : Identifier les activités : Il s’agit de définir toutes les activités qui consomment des ressources dans l’entreprise (ex. gestion des commandes, contrôle qualité). o Étape 2 : Choisir les inducteurs de coûts : Les inducteurs de coûts (comme le nombre de commandes ou d'heures de travail) servent à répartir les coûts des activités. o Étape 3 : Calculer les coûts des activités : Attribuer les coûts à chaque produit ou service en fonction de l’utilisation des activités par ces produits. 4. Différences entre CPA et méthode traditionnelle : o La méthode traditionnelle répartit les coûts indirects selon une base unique (comme les heures de main-d’œuvre directe), ce qui peut créer des distorsions dans le coût des produits. o La CPA utilise plusieurs bases (inducteurs) et tient compte de la complexité des processus et des coûts hors fabrication, ce qui la rend plus précise dans la répartition des coûts. 5. Avantages de la CPA : o Elle offre une précision accrue dans l’allocation des coûts indirects, ce qui permet aux gestionnaires de mieux comprendre la rentabilité des produits et services. o La CPA facilite l’identification des activités à améliorer pour réduire les coûts ou éliminer les gaspillages. 6. Inconvénients de la CPA : o Coût et complexité : La mise en œuvre de la CPA peut être coûteuse et complexe, nécessitant des ressources supplémentaires pour sa gestion. o Elle n’est généralement pas utilisée pour la production d’états financiers externes, car elle ne suit pas les normes comptables en vigueur. 7. Applications de la CPA dans la prise de décisions : o Elle est utilisée pour des décisions liées à la fixation des prix, la gestion des coûts, l’optimisation de la capacité de production, et la rentabilité des clients. o La CPA peut aussi être utilisée pour déterminer les activités qui doivent être optimisées ou supprimées afin de réduire les coûts. Downloaded by Catherine Arsenault ([email protected])