Psychologie de la perception visuelle PDF - Cours CM1
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Université Lumière Lyon 2
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Summary
Ce document est une retranscription d'un cours de psychologie sur la perception visuelle. Le cours aborde les notions de base telles que la lumière, la rétine, les cônes et les bâtonnets, ainsi que la façon dont les informations visuelles sont traitées et transmises au cerveau. Une attention particulière est portée sur le fonctionnement des photorécepteurs et des différentes couches de la rétine.
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euh qui va être assuré par moi euh ce que vous voyez c'est euh psychologie des émotions euh euh un CM une thématique, ça fait euh, c'est faire une idée, donc beaucoup, beaucoup d'informations qui sont denses, pas toujours faciles à comprendre et à la fin ça va être compliqué. Pour les cours, je vais...
euh qui va être assuré par moi euh ce que vous voyez c'est euh psychologie des émotions euh euh un CM une thématique, ça fait euh, c'est faire une idée, donc beaucoup, beaucoup d'informations qui sont denses, pas toujours faciles à comprendre et à la fin ça va être compliqué. Pour les cours, je vais évidemment vous conseiller quelques ouvrages que vous pouvez regarder. Les cours sont basés sur ces livres, d'accord, donc très souvent vous retrouverez les mêmes figures que nous utilisons dans nos cours. qui ont eu la curiosité, qui ont déjà ouvert le PDF que j'ai mis sur Moodle, vous voyez, sur les diapos il y a essentiellement des figures. Il y a beaucoup, beaucoup, beaucoup de figures donc il faudra anoter à côté, se familiariser avec ces différentes représentations et comme elles sont utilisées des ouvrages que je vais vous conseiller, vous pouvez quand même facilement faire le lien entre ces figures là, ce que je raconte et les textes qui sont dans le livre. Pour la plupart de mes cours, j'aimais aussi quelque chose, là je ne l'ai pas fait encore parce que j'attendais faire mon cours d'abord, j'aimais quelque chose qui s'appelle les fiches synthétiques, ce n'est pas moi qui les a écrit, ce sont des fiches qui sont dans certains ouvrages, donc je vous donne ces fiches synthétiques pour pouvoir avoir des notions qui sont des notions principales et des notions avec lesquelles il faut vraiment se familiariser et lesquelles il faut apprendre. Ces fiches là, selon moi, devraient vous permettre de bien réviser les cours, sont complètes et assez simples, c'est bien expliqué. Les ouvrages, donc il y en a psychobiologie le premier de Breedlove de 2022, l'édition que je propose, mais il y a des éditions qui sont plus anciennes à la bibliothèque, ce n'est pas grave, vous pouvez les prendre, il n'y a pas de révolution majeure, donc le contenu reste le même, quelquefois il y a des figures qui vont changer, mais c'est toujours bon, même si ce n'est pas l'édition de 2022. Donc les fiches dont je vous parle, ça provient de cet ouvrage Neurosciences tout le cours en fiches, donc là vous pouvez si vous souhaitez aussi aller regarder, quelquefois je ne prends pas toutes les fiches parce qu'il peut y avoir pour une même thématique plusieurs fiches, je vais prendre juste les fiches qui me semblent les plus pertinentes pour le cours, d'accord ? Mais quelqu'un qui souhaite aller plus loin peut regarder aussi dans cet ouvrage-là. Ensuite il y a Neurosciences de neurones aux sciences cognitives que vous pouvez regarder, juste en plus parce que je ne m'appuie pas beaucoup sur ce livre-là. Et pour ceux qui, alors je ne sais pas s'il y a des étudiants qui ne maîtrisent pas suffisamment le français, si c'est le cas il y a un livre en anglais qui raconte les mêmes choses que celui de la psychobiologie, d'accord ? A peu près les mêmes choses. Donc en plus, ensuite, si vous cherchez des informations sur internet, j'ai des conseils fortement, il faut regarder ces livres-là, ils sont bien, il y a pas mal d'exemplaires à la bibliothèque. Il y a ces sites, s'il vous plaît ne parlez pas en même temps que moi. Il y a le site web de l'université McGill qui est bien, qui a été écrit et qui est complété régulièrement par les scientifiques. Donc vous pouvez vous fier à ce qui est écrit et là vous avez pas mal de choses qui sont reprises en ce qui concerne les cours qu'on va avoir. Visuellement, ce livre se présente de cette manière-là, donc vous avez sur mon PDF pour les repérer facilement à la bibliothèque. Est-ce que vous avez des questions par rapport à ça ? Non ? Le contrôle, parce qu'évidemment on est en début de semestre mais on se préoccupe déjà de la fin, c'est un QCM. C'est un QCM où il n'y a pas de points dégressifs, négatifs, simples, des propositions quatre ou cinq peut-être, mais il n'y a toujours qu'une seule qui est bonne, donc il suffit de la trouver, la choisir et on a un point et toutes les autres quatre figures, c'est zéro point. C'est vraiment un QCM dans sa nature qui est simple, après c'est pas forcément que c'est facile à répondre correctement, mais voilà. C'est pas des réponses multiples, vous commencez pas à moins qu'elle qu'un Tweet, voilà, vous avez un QCM extrêmement simple. Très bien, donc si pas de questions, je vais commencer mon premier CM qui est sur la perception visuelle. Je vous ai quand même remis mon adresse mail au cas où, mais je pense qu'on commence à se connaître déjà un tout petit peu. On va commencer par un constat très simple et que vous devriez déjà connaître, c'est que s'il n'y a pas de lumière, il n'y a pas de perception. Donc la présence de la lumière est quelque chose de fondamental, parce que dans cette lumière on va avoir de l'énergie, des photons qui vont arriver sur nos yeux et à partir du moment où ça arrivera sur la rétine qui est un des éléments composant l'oeil, eh bien on va pouvoir commencer à parler de la perception. Donc pour rappel aussi sur l'ensemble du spectre de la lumière, nous on n'est quand même pas si fort que ça, puisqu'on a des longueurs d'onde entre 400 à 700 nanomètres qui sont pour nous visibles et qui peuvent donc être la base de notre perception. Je ne vais pas, parce que je n'ai pas le temps, parler de ce qui réellement compose l'oeil et comment cette lumière voyage à travers l'oeil. La seule information qui est importante pour nous ici, c'est que cette lumière qui est à l'extérieur, elle va entrer dans l'oeil et traverser tout un tas de liquide la plupart du temps pour arriver à la rétine qui elle-même, elle est donc au fond de l'oeil. C'est là fait qu'il y a beaucoup de photons qui sont présents dans la lumière qui vont s'éperdre, qui n'arriveront jamais sur la rétine et autre chose qui va se produire c'est que l'image que nous voyons à l'endroit, en fait lorsqu'elle arrive sur notre rétine, elle est projetée à l'envers complètement. Donc comme ce R que vous voyez ici, donc ce que moi je vois de manière consciente en haut, sur ma rétine lorsque ça arrive, les informations qui proviennent de haut vont arriver vers le bas et ceux qui sont en bas vers le haut, la droite vers la gauche et la gauche vers la droite. Donc il y a une complète inversion que ensuite on va remettre sur pied et on va voir correctement notre environnement. L'information perceptive, on va dire ça, elle commence à se construire à partir du moment où la lumière arrive sur la rétine. Juste une dernière chose, ici en bas vous voyez un endroit sur lequel je reviendrai plusieurs fois dans mon cours, c'est un endroit par lequel sort le nerf optique et à cet endroit là il n'y a pas de rétine. Ce qui veut dire que comme c'est sur la rétine que commence le traitement, à cet endroit là il n'y a pas de traitement de l'information. Donc si j'ai ma tête fixe, je ne bouge pas mes yeux, je ne fais pas des saccades, on peut dans certains de ces livres que je vous ai conseillé faire cette expérimentation, on a une tâche aveugle sur chaque de nos champs visuels, on a un endroit sur lequel on ne voit rien parce que si je ne fais pas des saccades, si je me tiens fixe, et bien il n'y a pas de rétine qui correspond à cet endroit précis d'espace et donc c'est un trou noir à cet endroit là. Donc on ne voit pas ce qui est là. Donc maintenant puisque je vous ai dit que la rétine c'est cette partie de l'oeil qui est la plus importante finalement pour le début des traitements perceptifs, on va s'attarder un peu plus sur la rétine. Donc vous avez à votre gauche une découpe d'une petite partie de la rétine donc qui provient d'en haut, là vous voyez toujours la sortie de nerfs optiques et si vous observez bien vous voyez que cette rétine finalement elle va être composée de plusieurs couches de cellules. Chacune de ces couches a un rôle spécifique dans le traitement de l'information et dans la transmission de cette information vers les couches qui arrivent après et ensuite vers le cerveau, in fine. Quelles sont ces couches là et comment elles se trouvent dans l'ordre lorsque la lumière arrive en pénétrant directement dans l'oeil. voyez cette partie qui est jaune, ça c'est la partie qui est la plus proche des cellules qu'on appelle les cellules gonglionaires de la rétine, elles sont ici en jaune, d'accord, ces cellules là. Ensuite on a une deuxième couche des cellules qui sont en violet ici, ce sont des cellules bipolaires de la rétine. Et en dernier lieu on a la troisième couche, elle est représentée en bleu, c'est la couche des photorécepteurs. Donc trois couches, les cellules gonglionaires de la rétine, les cellules bipolaires et les photorécepteurs. on observe bien cette découpe, on se rend compte que si on remet la coupe ici, on se rend compte que les photorécepteurs, c'est la dernière couche si on regarde de l'intérieur de l'oeil, d'accord. Ce qui veut dire que lorsque la lumière arrive dans l'oeil, non seulement qu'elle va traverser différents liquides, mais en plus elle va traverser deux couches des cellules pour arriver sur ces photorécepteurs qui sont les seuls à pouvoir capter la lumière, donc capter les photorécepteurs, les photons pardon. Ça va, vous m'avez suivi ? photorécepteurs, vous les voyez au milieu, il y en a deux types globalement. Le premier, qui est un peu en pointu comme ça, s'appelle cône, donc il y a parmi les photorécepteurs les cônes et le second qui est sous forme d'un bâton s'appelle bâtonnets, d'accord. Donc les photorécepteurs, il y en a deux types, les cônes et les bâtonnets. Dans leur structure, ils sont faits à peu près pareil sur les choses les plus importantes. Ils ont un segment qui va nous intéresser qu'on appelle le segment externe, qui est ici et ici pour le cône. Ces segments externes, c'est des espèces de empilement des disques les uns sur les autres. Comme vous voyez ici, un disque, un deuxième disque, un troisième disque, un quatrième disque, cinquième disque, ainsi de suite, d'accord. Sur ces disques-là, il y a les photopigments et les photopigments, ce sont ces éléments des photorécepteurs qui vont permettre de capter les photons et l'énergie présente dans les photons. Et c'est à partir du moment où un photon tombe sur un photopigment, il va l'activer d'une manière spécifique et ça commence la chaîne de traitement de l'information visuelle. Ça va ? Il y a la deuxième partie qui nous intéresse ici de nos photorécepteurs qui est tomba ici, c'est la partie avec laquelle notre photorécepteur va faire des synapses avec la cellule qui le suit dans les différentes couches de notre rétine. Donc si je reviens ici, mon photorécepteur, donc c'est la couche de photorécepteurs, la seconde couche ce sont mes cellules bipolaires, d'accord. cette partie terminale inférieure des photorécepteurs de cônes ou des bâtonnets va créer des synapses grâce à cette partie inférieure avec les cellules bipolaires et va transmettre l'information à ces cellules-là et les cellules bipolaires, lorsqu'elles ont reçu l'information, vont la traiter et via les synapses vont les transmettre aux cellules ganglionaires de la rétine. Donc la première couche qui reçoit les informations est là où commence le traitement perceptif, ce sont les photorécepteurs. Ils le font grâce au fait qu'ils possèdent des photopigments. Ces photopigments se trouvent dans les parties externes de photorécepteurs, dans les disques et les photopigments sont sensibles au photon qui se trouve dans la lumière qui arrive dans l'oeil. Est-ce que c'est bon pour tout le monde ? une réponse. Ok, je reviendrai sur comment la transmission de cette information s'est fait exactement, mais je vous dis tout de suite que ça s'appelle dans ces premières étapes la transduction, c'est-à-dire la transformation de l'énergie qui est présente dans les photons ont une énergie qui est une énergie, un signal neuronal. Donc c'est la transduction. Maintenant on va s'occuper encore de la rétine pour comprendre que finalement lorsque je regarde devant moi, si j'ai mon regard qui est fixe, je ne perçois pas avec la même acuité les informations dans tout mon champ visuel, d'accord ? A la périphérie je ne vois pas avec la même netteté et avec la même précision de détails que juste en face de moi que je regarde les deux garçons qui sont morts de rire. Donc pourquoi ? Eh bien parce que nos cônes et les bâtonnets, je vous ai dit, dans leur structure ils sont à peu près pareil, ils se disent qu'ils ont les photopigments, donc tout ça c'est la même chose, mais puisqu'ils sont différents, il y a des différences et ces différences c'est la nature de ces photopigments qui fait qu'ils ne captent pas forcément au même moment les informations parce qu'ils sont plus sensibles ou moins sensibles, donc il leur faut plus ou moins de lumière, parce qu'ils ont soit qu'un seul type de photopigments soit plus et ça leur permet de voir la couleur ou pas, ainsi de suite, d'accord ? Donc je vous donnerai un tableau dans quelques instants qui précise qui fait quoi, mais ils ne font pas la même chose en fonction de luminosité, en fonction si oui ou non on a des informations qui sont en couleur, etc. Mais il n'y a pas que ça, il y a aussi leur quantité, ils ne sont pas en même quantité et ils ne sont pas en même quantité partout sur la rétine, donc en gros il y a une distribution de ces photorécepteurs qui varient en fonction d'où on se trouve sur la rétine. Je commence avec ce graphique qui est tout en haut ici, donc en vert vous voyez les cônes, d'accord ? En violet ce sont les bâtonnets, en bas nous avons la représentation d'étendues de champs visuels d'une rétine, donc ici on dégrée, 0 c'est à l'endroit où on n'est pas totalement au milieu mais pas très loin de notre rétine, c'est un endroit qu'on appelle fauvéa. À cet endroit là, si vous regardez, c'est que vert, il y a une énorme densité de cônes, il n'y a pas du tout de bâtonnets et ensuite lorsqu'on s'éloigne de la fauvéa, petit à petit on va voir apparaître un changement, la réduction de cônes et l'apparition de bâtonnets. Et plus on se décentre, on va vers la périphérie soit au niveau temporal, soit au niveau nasal, on va avoir de moins en moins de cônes, c'est très sporadique quand on va les trouver, mais aussi la quantité des bâtonnets va diminuer, donc en vision qui est presque au centre de la rétine mais pas tout à fait, on a uniquement des cônes, très rapidement parce que c'est juste à quelques degrés, vous voyez une dizaine de degrés autour, on commence à presque plus avoir de cônes, il y a un tout petit peu mais c'est sporadique, on a une très grosse quantité de bâtonnets et plus on s'éloigne vers chaque extrémité, nasale ou temporale, on a la réduction aussi de quantité de bâtonnets. Deux choses, la première c'est que moins on a de photorécepteurs, moins on a d'acuités, peu importe de quelle nature ils sont, il y en a moins, donc ils captent moins d'informations de détails, donc à la périphérie c'est normal que je vois moins détaillés. Et autre chose, je vous ai dit que les cônes et les bâtonnets ont des caractéristiques qui sont quand même un peu différentes et une des caractéristiques des cônes c'est qu'ils ont des champs récepteurs, c'est à dire leur capacité de voir juste une petite partie de notre champ là qui est devant nos yeux et plus petit sont ces champs, plus on est capable de voir des détails. Donc en vision fovéale on voit clair, net, on perçoit tous les détails et plus on s'éloigne vers la périphérie plus notre perception est moins bonne, elle a une acuité qui diminue. Cette acuité elle est représentée sur le graphique qui est donc à votre gauche ici, donc vous voyez acuité la plus importante à 0 degré donc c'est là où il y a le centre de la fovea. Ensuite les cônes diminuent, l'acuité diminue et plus on s'éloigne vers la périphérie, moins on a des photorécepteurs de manière générale et donc notre acuité elle-même elle baisse. Vous voyez toujours ici ce trou, c'est à dire pas d'acuité quelconque du tout pas très loin du centre de la fovea, c'est la sortie de notre nerf optique, il n'y a pas de de récepteurs quelconque là donc on ne peut rien voir. Ça va jusqu'à là et en bas ce dernier graphique ici ça vous présente la même chose qui est présentée en haut mais cette fois-ci en illustrant donc la présence ici d'un cône sporatique, les bâtonnets, là les cônes et la même chose dans la partie qui est latérale. Ce qu'il faut retenir ici c'est la chose suivante, premièrement l'oeil donc la rétine va avoir une partie qui est primordiale pour la vision avec une haute acuité, c'est la fovea. Dès qu'on sort de la fovea l'acuité diminue. Deuxième chose c'est que lorsqu'on parle de cette perception et de la rétine on peut la diviser en trois parties, la fovea toujours et puis la partie de la rétine qu'on appelle latérale ou temporale, ça sort vers l'extérieur et puis l'autre partie qui va vers le nez qui s'appelle la partie nasale. Tout à l'heure j'introduirai une autre division de la rétine qu'on va faire en lien avec notre champ visuel qui va être champ visuel supérieur et champ visuel inférieur. Sur la rétine on peut faire aussi cette division. Pour compléter les informations sur la fovea ce qu'il faut savoir c'est une partie où il y a que des cônes et l'acuité visuelle elle est liée à cette grande quantité des cônes mais pas que à ça. Elle est liée aussi au fait et je reviens sur ce que je vous ai dit après c'est que quand la lumière arrive dans l'oeil elle traverse tout un tas de liquide donc je vous ai dit qu'il y a les photons qui vont se disperser, ils ne vont jamais arriver à la rétine et quand ils traversent la rétine en fait ils traversent d'abord la couche gonglionnaire ensuite la couche bipolaire et ensuite ils arrivent à la fin vers la couche de photorécepteurs sauf sur la fovea parce que à cet endroit là on a un espèce de écartement des autres couches et donc la lumière arrive directement sur les photorécepteurs. Ça augmente la quantité de photons qui arrivent finalement à nos photorécepteurs et sur les photopigments. Ça va ? Je ne connais pas la réponse à cette question là, je ne crois pas qu'elle est qui facilite la perception. Ok donc maintenant si on se concentre comment les informations passent dans ces différentes couches de la rétine. De manière schématique vous avez ici en bas les photorécepteurs dont cet exemple ce sont uniquement les bâtonnets mais on aurait pu mettre les cônes, ça n'a aucune importance là. Juste ce qu'il faut retenir c'est qu'il y a des photorécepteurs ici en bas. Ensuite on voit nos cellules qui sont les cellules bipolaires en orange et ensuite nos cellules gonglionaires de la rétine. La lumière si je devais la faire descendre là, elle arriverait de cette manière là. Elle traverserait les deux couches. arrive sur les photorécepteurs et on va voir comment mais elle va changer l'état de ses photorécepteurs. D'accord ? Et ce changement va être communiqué directement sur la cellule bipolaire qui a une synapse avec notre photorécepteur. Celle-là va produire des changements dans l'état de la cellule bipolaire et cette information va être communiquée à la cellule gonglionaire de la rétine qui a des synapses avec cette cellule bipolaire. Cette transmission d'information est en voie directe. cellule bipolaire, cellules bipolaires, cellules ganglionaires ou, on appelle ça aussi, la voie verticale. Donc, verticale, directe, c'est l'information va tout droit. Mais, ce traitement d'information au niveau de la rétine est beaucoup plus complexe que ça, parce qu'il y a deux autres types de cellules qui sont présentes dans la rétine et qui vont moduler la transmission d'information entre ces trois couches. Il y a des cellules que vous voyez ici en rose, là, qui font des contacts avec les photorécepteurs adjacents et les cellules bipolaires adjacentes aussi. Ces cellules en rose s'appellent cellules horizontales. Qu'est-ce qu'elles vont faire ? En fait, ils vont capter les informations d'un photorécepteur et de un photorécepteur qui est à côté, ou quelquefois plusieurs, ça peut être plus que deux, et ils vont transmettre ces informations vers les cellules bipolaires avoisinantes. Comme ça, on a une espèce de modulation de transmission d'information en fonction de ce que la cellule bipolaire à côté transmet aussi. Vous voyez ? Donc, ça ajuste un tout petit peu la perception qu'on va avoir. En général, on dit que ces cellules-là vont servir à augmenter les contrastes. C'est un peu comme si vous voyez deux fils ou plusieurs informations qui courent comme ça, et il y a quelqu'un qui capte l'information d'un fil et puis il communique les informations au fil qui est à côté, et cette communication-là va moduler la façon dont l'information va être transférée dans ces fils-là. Donc, ce n'est pas juste de manière directe qu'on transmet les informations, mais aussi de manière indirecte. Donc, ces cellules horizontales font cette transmission indirecte. Et il y a d'autres cellules plus haut dans la transmission d'information qui s'appellent les cellules amacrine. Elles sont en vert ici et elles font la même chose, sauf que cette fois-ci, c'est au niveau de passage des informations entre les cellules bipolaires et les cellules ganglionaires. En gros, on prend des informations de ce qui se passe à côté. Et comment l'information sort de la rétine, parce qu'on a vu ces trois couches, les cellules qui modulent un peu les informations, elle va sortir grâce aux axons des cellules ganglionaires de la rétine. C'est ces axons-là qui forment le nerf optique. Donc, là vous voyez ces axons-là, des cellules ganglionaires de la rétine, et elles vont aller toutes ensemble et former le nerf optique. Alors, maintenant, oui ? Elle n'est pas en double. En fait, il y a des informations qui vont être véhiculées dans une voie directe, sans prendre en compte ce qui se passe. Imaginez la situation si vous stimuliez votre rétine très finement pour juste activer un cone. L'information de ce cone-là sera transmise de manière directe jusqu'à les cellules ganglionaires. Pour l'instant, on reste dans la rétine. Si on dit qu'il y a cette cellule qui est ici horizontale, elle, elle va capter l'information qui, si on stimule ces bâtonnets, elle va quand même capter une information. Il y a une information qui a été là, il y a une lumière qui est quelque part dans notre champ visuel. Puisque c'est capté ici, elle va être transmise sur la cellule ganglionaire. En général, elles sont proches dans la rétine. Et, via cette voie-là, on va avoir aussi une information qui est transmise. Ce n'est pas tout à fait la même information, parce que ce n'est pas la voie directe, mais cette information qui est captée ici, quand même, elle va se retrouver dans cette voie avoisinante. Et ça nous donne quelques informations, par exemple, sur l'étendue du champ qui est illuminé, etc. Ça peut permettre de créer des contrastes plus ou moins importants, etc. Donc, je ne sais pas si je réponds à votre question. En tout cas, elles n'agissent pas, disons, dans cette rétine-là, de manière complètement indépendante. Ces cellules ganglionaires, qu'est-ce qu'elles font ? Donc, une première chose, c'est qu'elles vont, via leur axone, faire sortir l'information de la rétine. Maintenant où, exactement ? Et pourquoi ? Il y a plusieurs sortes de cellules ganglionaires de la rétine. J'ai avant eu 4 heures pour expliquer ça, donc évidemment, j'expliquais quelles étaient les sortes de ces cellules. Maintenant, je ne peux plus le faire, mais il y en a plusieurs sortes, d'accord ? En fonction de comment elles sont, elles vont pouvoir communiquer des informations un peu différemment. Et à partir de ces cellules-là, on va avoir la constitution des deux grandes voies de transmission d'information visuelle. Une voie qui va nous servir à percevoir les détails, donc à identifier qu'est-ce que c'est. C'est des cellules qu'on appelle parvocellulaires, donc celles qui permettent de percevoir ce que c'est. Elles contribuent à cette perception-là, on les appelle parvocellulaires, la suite est simple. Et l'autre type de cellules ganglionaires, on les appelle magnocellulaires, et elles contribuent à la perception du mouvement et de l'action. Je n'entre pas dans les détails, mais sachez que c'est déjà là que ça commence. Ensuite, ces cellules ganglionaires, il y en a d'autres aussi, n'envoient pas toutes les informations en même endroit. Et là, je vous répertorie les endroits auxquels sont envoyées les informations et à quoi ça sert. Donc, la plus grosse partie des cellules ganglionaires de la rétine va les envoyer vers les corps génouillés ou géniculés latéraux. On va revoir où ça se trouve exactement, mais peut-être quelqu'un le sait déjà. Une idée où il se trouve, ces corps ? Non, ce n'est pas grave, on verra ça dans quelques instants. Ah, j'ai déjà même marqué ici. Ok, donc vous le savez, vous ne dites rien. 80 à 90 % des cellules ganglionaires vont envoyer l'information à ces corps géniculés. C'est la plus grosse partie et c'est ça qui sert à la perception. Les autres sont envoyés dans, par exemple, le pulvinar, c'est un des noyaux thalamiques. Ça sert à des processus attentionnels, en particulier en lien, puisqu'on est dans la perception, à des processus attentionnels visuels. Il y a une petite partie qui va aller vers le colliculus supérieur, donc là c'est une structure qui est une structure de mes ancéphales, et ces informations-là nous permettent de contrôler les mouvements de la tête et des yeux. Et puis il y a aussi Protectum, où ça va être envoyé, encore une fois une structure de mes ancéphales, et ces informations-là, quand elles sont envoyées vers cette structure-là, permettent de réguler l'ouverture de la pupille en particulier et les mouvements oculaires. Et puis on a aussi quelques informations qui sont envoyées vers les noyaux suprachiasmatiques, et ces noyaux-là sont impliqués dans la régulation du rythme circadien. Donc la rétine et ce qui se passe dans la rétine, et en particulier où les informations sont envoyées à partir des cellules ganglionaires de la rétine, c'est une fonction visuelle, parce que la plus grosse partie, ça va nous servir à avoir la perception de notre environnement. Mais il y a aussi un certain nombre d'informations qui sont en lien avec le traitement de la lumière, qui sont envoyées ailleurs et qui nous servent à tout un tas de choses, certaines qui sont directement en lien aussi avec la perception, parce que l'ouverture de la pupille c'est quand même quelque chose qui facilite ou pas la perception, les mouvements oculaires pareil, etc. Mais ils ne font pas que ça, il y a aussi par exemple les rythmes circadien qui aussi sont en lien avec ce traitement de la lumière. Donc ce qu'il faudrait tenir ici, la sortie d'informations qui a été traitée dans la rétine, ça sort de l'oeil par le nerf optique, ce sont les axones des cellules ganglionaires de la rétine, ces axones vont aller dans les différents endroits plus haut, soit dans le thalamus, dans les différents noyaux de thalamus, soit dans le mésencéphale, et en fonction de là où ils arrivent, cette information va être utilisée pour réguler tout un tas de comportements, je vais dire ça comme ça, ou contribuer à la perception visuelle ou à des processus attentionnels. Ok, ce tableau-là je ne vais pas le lire en détail ici parce qu'il y a plein d'informations qui sont écrites et en fait, probablement ceux qui sont en fond on ne voit même pas ce qui est marqué, mais je vous explique comment ça fonctionne et pourquoi il faut le regarder attentivement. À gauche vous avez les propriétés spécifiques, au milieu ce qu'on appelle le système photopique, j'explique dans quelques instants ce que c'est, et à droite le système scotopique. Le système qui est photopique et le système scotopique en fait c'est des systèmes qui permettent de traiter le signal dans l'environnement, qui est la lumière, en fonction de la quantité de cette lumière. Photopique c'est lorsqu'il y a beaucoup de lumière, ça peut être la lumière naturelle, mais ça peut être aussi la lumière qui provient des éclairages artificiels. Scotopique c'est lorsqu'il y a peu de lumière, c'est la vision qui est plutôt nocturne. Ces deux systèmes sont étroitement liés aux cônes et aux bâtonnets. Dans le système photopique ce sont les cônes et dans le système scotopique ce sont les bâtonnets. Ensuite vous avez les informations sur la quantité générale de chacun de ces photorécepteurs et vous voyez très clairement, et c'est tout à fait en lien avec ce que je vous ai dit sur la distribution des photorécepteurs, il y en a à peu près 4 millions de cônes et vous voyez plus de 100 millions de bâtonnets, ce n'est pas du tout comparable. Ce qui est important pour nous ici, ce que j'ai déjà mentionné, c'est que ces deux cônes et les bâtonnets ont des photopigments, mais que ces photopigments ne sont pas identiques. Tous les bâtonnets ont un seul type de photopigment qui est rhodopsine. Je vous demande de retenir ça parce que je vais faire le développement de mon cours sur l'exemple de cette rhodopsine pour comprendre comment finalement le signal neuronal apparaît suite à cette lumière qui est présente à l'extérieur et entre dans nos yeux. Donc les bâtonnets c'est uniquement un rhodopsine et parce qu'il n'y a qu'un rhodopsine et qu'il traite uniquement un certain spectre de lumière, on ne voit pas du tout de couleur avec les bâtonnets. Si on avait que des bâtonnets, on ne percevrait pas de couleur. La perception de couleur c'est grâce aux cônes parce qu'il y a trois types de photopigments dans les cônes qui correspondent à leur capacité à être sensible à capter les longueurs d'onde spécifiques. On va donc pouvoir percevoir la couleur. Je n'ai pas le temps non plus d'aller en détail sur la perception de couleur, mais vous avez une indication d'où provient cette perception de couleur à la base, c'est l'existence de trois types de photopigments chez les cônes. Les noms, je ne les ai pas en tête là, mais ce qui est à retenir c'est leur sensibilité à des longueurs d'onde différentes, donc courtes, moyennes et longues. D'ailleurs, si je ne me trompe pas, dans les livres que je vous ai conseillés, vous ne les trouverez pas, puisqu'on en parle très peu. La compréhension de cette perception en couleur n'est pas à 100% aboutie, elle est très complexe. Donc, s'il vous plaît, la sensibilité à la lumière est différente aussi. Des bâtonnets, uniquement dans les bâtonnets. C'est là qu'on la connait, on en parle beaucoup, parce que si vous regardez tous les livres qui expliquent la perception visuelle, en fait on la fait à la base de ce qui se passe avec la rhodopsine. Donc la sensibilité, c'est une sensibilité qui est assez faible en ce qui concerne les cônes, et ça se comprend, parce que les cônes c'est la vision, s'il vous plaît, la vision photopique, c'est-à-dire quand il y a beaucoup de lumière. Pour que les cônes soient activés, il faut beaucoup de lumière. Si on est dans l'obscurité, quand vous êtes dans votre chambre, vous avez une toute petite lumière qui est allumée très très faible, et bien essayez d'un peu expérimenter ça, vous voyez très peu de couleurs, parce que c'est essentiellement les bâtonnets qui sont à l'œuvre à ce moment-là. Et la perception des couleurs est quasi impossible si on a vraiment une lumière très très résiduelle, parce qu'il n'y a que les bâtonnets qui sont sensibles lorsqu'on a très peu de lumière, parce que leur sensibilité est élevée. Donc la concentration où il se trouve, je vous ai déjà parlé de ça. Maintenant la dernière chose qui est très compliquée dans la perception visuelle, et je vous demande de se concentrer, c'est que chaque photorécepteur, chaque cellule bipolaire, chaque cellule ganglionaire, et puis d'autres neurones qu'on va rencontrer sur le voyage jusqu'à le cortex visuel primaire et le cortex lui- même, ces neurones qui sont là, à quelque chose qu'on appelle le champ récepteur. Qu'est-ce que c'est ce champ récepteur ? C'est une toute petite partie de notre environnement, lorsque j'ai le regard fixe qui va stimuler cet récepteur particulier, d'accord ? Et c'est dépendant de la nature de ces cellules, parce qu'elles vont percevoir des champs qui peuvent avoir des formes différentes, d'accord ? Donc il y a certains, on va les voir dans quelques instants, qui ont des champs qui sont par exemple au format des cercles. D'autres qui ont des champs qui sont au format rectangulaire, d'autres qui ont des champs qui sont très complexes, comme des étoiles ou je ne sais pas, carrément des presque objets tels qu'on les perçoit ici très complexes, d'accord ? Et plus on avance dans le traitement de l'information visuelle, plus ces champs sont complexes, d'accord ? Donc si on est au niveau de la rétine, les champs récepteurs de chacune de ces cellules de la rétine sont basiques, circulaires. Il n'y a que ça, et ce qui va varier c'est leur taille en fait, et c'est ça qui est mentionné ici. Les cônes ont des champs qui sont très petits, vraiment très très très petits, et les bâtonnets ont des champs qui sont beaucoup plus larges. Et juste je vous demande de réfléchir parce que c'est un effort conceptuel qui n'a rien à voir avec la vision là, juste pour comprendre. Plus vous avez quelque chose qui est petit et qui va vous servir à capter une information, plus vous êtes capable, si vous en avez beaucoup, des petites choses comme ça, plus vous êtes capable de détecter les détails spécifiques. Parce que chaque champ étant petit, les informations sont séparées, d'accord ? Vous me suivez ? Si les champs sont larges, ça veut dire qu'il y a beaucoup d'informations dans un même champ, et tout ce qui est compris dans ce champ là n'est pas différenciable. Ça va ? Tout le monde m'a suivi ? Oui ? Parce que c'est important. Plus c'est petit, plus là où on traite, plus on peut dire, ah bah ça ça appartient à tel endroit, ça appartient à tel endroit, ça c'est différent, ça c'est pareil. Si on englobe quelque chose dans un grand champ visuel, on ne peut pas différencier ce qui se trouve à l'intérieur. Et donc c'est pour cette raison là que notre capacité à voir les détails est intimement liée aux cônes, parce que les cônes ont des champs récepteurs qui sont petits. Et ils peuvent, quand il y en a beaucoup, différencier les éléments qui sont traités par des champs séparés. Ça va ? J'espère que c'est bon pour tout le monde. Très bien. Donc la dernière chose, c'est le traitement d'information, s'il vous plaît. C'est le traitement d'information en ce qui concerne la vitesse, d'accord ? Donc pour le système photopique, on a un traitement qui est relativement rapide, et pour le système scotopique, un traitement qui est relativement long, d'accord ? Donc on a vu jusqu'à présent la structure de la rétine, qu'est-ce qui la compose, qu'est-ce que font ces différentes cellules, photorécepteurs, cellules bipolaires, cellules ganglionaires, comment ils transmettent les informations. Maintenant on va revenir à cet élément que je vous ai dit, la transduction de la lumière. C'est-à-dire le changement d'une énergie, qui est une énergie présente dans la lumière elle-même, dans le photon, en un signal qui est un signal neuronal. Pour que ce signal-là puisse être transmis plus loin et aller jusqu'à notre cortex visuel. Je vous ai dit, sans lumière, pas de perception visuelle, il faut absolument la lumière. Quand on est dans un état où on n'a pas de lumière du tout, cet état-là est représenté sur la partie qui est à votre gauche, en noir, d'accord ? Cette partie démographique. Au milieu, vous avez un bâtonnet, ok ? La partie qui est à droite, pour vous, ça représente ce qui se passe lorsqu'on a de la lumière, d'accord ? Donc ces graphiques se regardent de cette manière-là. Ce qui est noir, ça veut dire la nuit, il n'y a pas de lumière. Ce qui est beige, c'est le jour. Au milieu, il y a un autre bâtonnet qui va nous servir à comprendre qu'est-ce qui se passe lorsque c'est la nuit, et il n'y a pas du tout de lumière, et qu'est-ce qui se passe lorsqu'on a un peu de lumière, ok ? Pour pouvoir comprendre ça, on va déjà faire un premier élément qui est de revenir sur la partie externe de notre bâtonnet. Donc en haut, je vous ai dit qu'il y avait des disques, empilés les uns sur les autres, et que sur ces disques-là, il y avait les photopigments. Notre photopigment, c'est la rhodopsine, d'accord ? Cette rhodopsine est dans un état particulier, donc on admet pour l'instant, elle a un état spécifique, elle est là, tranquille, elle est accrochée à ces disques. En plus, ce qui est important de savoir, c'est que quand elle est comme ça, sur le disque, tranquille, eh bien, un autre élément à étudier, c'est des canaux ioniques. Vous savez de cours de l'année précédente que c'est un élément important quand même pour avoir un signal qui passe dans notre neurone, donc un potentiel d'action. Ces canaux lorsque, s'il vous plaît, parce que ce n'est pas facile, déjà d'expliquer de manière claire, de comprendre, lorsqu'il n'y a pas de lumière, ces canaux ioniques, et en particulier ceux qui font circuler Na+, et Ca+, sont ouverts. Et il y a une circulation assez constante, fluide, décésion, d'accord ? Dans et à l'extérieur. Ça va jusqu'à là, donc ça c'est le deuxième élément. Et le troisième élément à comprendre ici, c'est que si la rhodopsine est accrochée tranquillement sur le disque, si le canal est ouvert et il y a la circulation des nozions, dans la fosse synaptique, c'est-à-dire là où notre bâtonnet va former les synapses avec les cellules bipolaires de la rétine, il y a une libération constante de glutamate. Et dans ce cas-là, on a notre bâtonnet qui est dépolarisé. La nuit, pas de lumière, la rhodopsine est sur le disque dans un état tranquille, les canaux ioniques sont ouverts, il y a la circulation des ions Na+, Ca+, et au niveau synaptique, on a une libération de glutamate qui s'est faite tranquillement. J'explique ça dans un instant. D'abord, j'explique en macro et ensuite en micro. Donc la nuit, maintenant, imaginez qu'on est à la situation où on a de la lumière. Donc ça va répondre un peu à votre question en vision globale. Lorsque la lumière va arriver sur le bâtonnet, ce qu'elle va faire, ces photons-là vont faire contact avec la rhodopsine. Ils vont cogner sur la rhodopsine. Ce que ça va faire, cette rhodopsine va changer d'état. J'explique en quoi ça consiste exactement dans un instant. Elle change de son état et ce changement d'état va déclencher plusieurs processus qui vont avoir lieu dans ce bâtonnet. Et à la fin, ce que ça va donner, c'est que les canaux ioniques, qui étaient ouverts lorsqu'il n'y avait pas de lumière, vont se fermer. Donc la lumière, ce qu'elle fait au niveau global, elle arrive, les photons cognent contre les photopigments, donc ici la rhodopsine. La rhodopsine change d'état. Elle va déclencher un certain nombre de processus. Et la fin de tout ça, ça va se solder par la fermeture de canaux ioniques. Plus il y a de lumière, plus il y a de changements dans les rhodopsines, plus les canaux sont fermés. Et qu'est-ce que ça fait ? Eh bien, ça produit un changement au niveau des synapses puisqu'on va avoir la réduction de la libération de glutamate. Et notre bâtonnet, il va changer petit à petit d'état de dépolarisation à un état de hyperpolarisation. Et il va transmettre, bien sûr, ce changement à notre cellule, qui est la cellule bipolaire. Ok, là sur le côté macro, ça va, c'est bon pour tout le monde ? Avec une intensité plus ou moins importante, oui. Parce que c'est jamais tout rien. Donc maintenant, pour répondre à votre question, qu'est-ce qui fait que cette rhodopsine change d'état ? Vous me permettez, je ne vais pas entrer beaucoup dans les détails parce que je n'ai pas forcément besoin que vous connaissiez ça en détail, mais je donnerai des éléments qui sont des éléments clés pour la compréhension. Donc, suivez-moi ici, quand vous allez regarder le diaporama, vous avez des explications dans les carrés jaunes. Qu'est-ce qui se passe exactement ? Juste, je vous dis, vous n'êtes pas obligé de le noter ici de manière détaillée. Là, vous voyez la rhodopsine en violet. Donc, la rhodopsine de manière générale, et tous les photopigments, sont composés de deux éléments. Un élément qui s'appelle rétinal. Peut-être que vous ne voyez pas ça de loin, mais en tout cas ici, il y a un espèce comme si c'était un fil. C'est le rétinal. Et puis, l'autre partie qui est moins importante pour nous là, ce qui va se produire, c'est quand le photon va toucher la rhodopsine. Donc, l'autre partie s'appelle obscine, pour donner les noms. Obscine et rétinal vont se détacher. Ils sont ensemble lorsqu'il n'y a pas de lumière, lorsqu'il n'y a pas de photon qui touche la rhodopsine. Quand il y a un photon qui touche la rhodopsine, la rhodopsine va changer d'état en détachant le rétinal de l'obscine. Cela va produire une chaîne d'événements qui sont les suivantes. Sur la membrane, il y a d'autres éléments, et ces éléments sont la transducine, et quelque chose qui est représenté ici en beige, qui s'appelle photodiesterase, on n'est pas obligé de retenir le nom, qui est important. Donc, il y a photodiesterase et la transducine, c'est une protéine G. Quand le rétinal se détache de obscine lorsque le photon arrive sur la rhodopsine, ça fait détacher ces deux éléments, ça provoque un changement dans la transducine, qui est une protéine G. Il y a des éléments qui changent dans cette transducine. Ça provoque un changement dans la photodiesterase, elle change d'état elle-même, et ce changement-là va produire une réduction dans notre bâtonnet de la présence de quelque chose qui s'appelle GMPC. Ce GMPC que vous voyez, il est mentionné ici, en fait, normalement, quand il n'y a pas de lumière, il est attaché au canal ionique. Et ce GMPC, c'est lui qui maintient le canal ouvert. Donc, si le changement dans la photodiesterase provoque la diminution de la présence de GMPC, ça veut dire qu'on va avoir de moins en moins de cet élément qui maintient le canal ionique. Et donc, au fur et à mesure, si cette chaîne continue, parce qu'il y a l'arrivée de la lumière en continu, eh bien, à force d'avoir de moins en moins de GMPC cyclique, les canaux ne pourront plus être maintenus ouverts. Donc, pour résumer ça brièvement, ce qui est important, c'est les éléments suivants. Toujours notre photopigment, la rhodopsine ici, une protéine qui s'appelle la protéine G, un élément qu'on appelle photodiesterase, qui, elle, joue un rôle sur la présence dans notre cellule de GMPC cyclique. Et GMPC cyclique, lui, maintient les canaux ioniques ouverts. La chaîne d'événements qui se produirent lorsque le photon déclenche la séparation entre obscine et rétinal dans notre photopigment fait qu'on a la réduction de la présence de GMPC cyclique. Et plus on a la stimulation de cette nature-là, plus cette diminution est importante et nos canaux ioniques se ferment. Quand ils se ferment, ça passe notre bâtonnet d'un état de dépolarisation à un état de hyperpolarisation et ça diminue la libération de glutamate dans la partie inférieure de notre bâtonnet. Bon, j'espère que c'était à peu près clair. Maintenant, je vais vous montrer un film. J'espère qu'il va fonctionner correctement. Dans ce film-là, j'ai repris les différentes informations que je vous ai données et il y a introduction de certaines informations que je n'ai pas encore données qui sont sur des champs visuels, la manière dont on perçoit l'environnement et où est-ce que les informations exactement arrivent au niveau du cortex visuel primaire. Donc, vous allez découvrir ces informations. Bon, je vais essayer de faire comme elle. Je vais essayer de faire comme elle. C'est-à-dire qu'il n'y a pas d'enjeu à faire, il C'est-à-dire qu'il n'y a pas de Et bien, j'espère que c'était intéressant. Même si certains ont papoté en même temps, je ne sais pas comment on peut faire les deux choses comme ça en même temps, mais ce n'est pas grave, je vais allumer la lumière. Ok, s'il vous plaît. Donc nous étions sur des aspects on va dire moléculaires de notre perception visuelle. On va passer sur un aspect qui est beaucoup plus de haut niveau. S'il vous plaît. Ce que vous voyez ici, c'est ce qui va nous intéresser pas mal maintenant, c'est le champ visuel d'un oeil, ici en occurrence l'oeil droit. Si vous faites une expérience, vous pouvez voir si quelqu'un vous met un stimulus à votre gauche et vous avez le regard fixe, il y a un endroit jusqu'à un certain moment où vous ne voyez pas du tout et puis le stimulus commence à apparaître puisque le champ qu'un oeil peut percevoir correspond à peu près à 150 degrés, d'accord ? Et donc ça va aller dès là jusqu'à à peu près ici un peu plus loin. Ce qui veut dire que comme nous regardons avec les deux yeux, on a un champ visuel qui est perçu par les deux yeux, c'est le champ qu'on va dire central et puis il y a les parties qui sont latérales qui sont perçues que par un seul oeil, ok ? Ça nous amène à cette figure complexe qui précise en fait qu'est-ce que voient chaque oeil, comment l'image est donc projetée sur la rétine de notre environnement et comment ensuite au niveau de cortex visuel primaire, il y a l'arrivée des informations qui se trouvent dans des différents endroits de notre champ visuel de l'oeil gauche et de l'oeil droit. Donc pour comprendre ça il faut suivre le code couleur et à partir de là c'est facile. Là vous avez le champ récepteur qui correspond à l'oeil droit et à gauche donc je retrouve ma souris. Ici l'oeil gauche donc le champ récepteur de l'oeil gauche. Ce qui est central ça correspond à la vision de deux yeux. Les deux perçoivent les mêmes choses mais pas de la même manière, d'accord ? Maintenant on va se retrouver sur la rétine. Au début du cours je vous ai dit que l'image est complètement inversée donc ce qui est à l'extérieur en haut sur la rétine va se trouver en bas, ce qui est à droite va se trouver à gauche et vice-versa, d'accord ? Les représentations ici, je vais prendre pour l'oeil droit, vous montrent ça de manière assez claire. Si vous prenez ce qui se trouve donc à gauche dans la partie supérieure en vision centrale, sur la rétine ça apparaît en partie inférieure et latérale de la rétine, d'accord ? Ce qui est par exemple perçu uniquement par l'oeil droit cette fois-ci en vision champ supérieur et complètement latéral ou temporal si vous préférez cette dénomination, sur la rétine va se retrouver dans le champ inférieur et du côté nasal, d'accord ? Donc c'est vraiment une complète inversion. Ce qui est en haut va se retrouver et à droite va se retrouver sur mon oeil en bas à gauche, ok ? Ce qui est à gauche en haut va se retrouver sur ma rétine en bas à droite, ça va ? C'est bon ? Bien. Donc ça c'est ce qu'on a vu jusqu'à présent, c'est la rétine. Maintenant je vous ai dit que les cellules ganglionaires de la rétine transmettait les informations plus loin et que le premier relais où arrive l'information c'est thalamus et en particulier les corps géniculés latéraux. Ces corps géniculés latéraux sont représentés ici, ok ? Si vous regardez le codage couleur, qu'est-ce qui est arrivé dans le corps géniculé latéral droit comme information, vous voyez que ce sont des informations bleues et rouges ou roses, d'accord ? À quoi ça correspond ? Ça correspond à la partie gauche des champs visuels, d'accord ? Et si vous continuez au niveau des cortex visuels primaires, c'est la même chose. Ce qui veut dire que le champ visuel, si je le découpe comme ça ici devant moi, qui est à gauche va se retrouver traité par le cortex visuel primaire hémisphère droit et ce qui est à droite dans mon champ visuel va se retrouver traité par l'hémisphère gauche. Ça va, c'est clair pour vous pour l'instant ? Maintenant ce n'est pas que ça, c'est-à-dire que si vous regardez au niveau du cortex visuel primaire, vous voyez que toutes les informations n'arrivent pas forcément au même endroit, d'accord ? Parce que si vous regardez ces bleus foncés, eh bien ça correspond à la vision fauvéale, ok ? C'est ce petit rectangle ici, d'accord ? Il est traité à un endroit qui est là, d'accord ? Mais si je regarde le rose, donc ce quartier-là, eh bien il est traité ici, ok ? Ça, ça s'appelle la retinotopie. Ça veut dire que certaines parties de champ visuel vont être traitées à des endroits spécifiques de la rétine et ensuite à des endroits spécifiques de cortex visuel primaire. Ça va ? Donc si on a une lésion dans un des hémisphères localisé de cortex visuel primaire, eh bien on peut avoir quelque chose qui peut prendre les noms divers et variés, je ne vais pas faire la neuropsycho ici, mais qui nous amputent en fait la vision dans un des champs visuels particuliers, d'accord ? Un endroit spécifique. Ça va ? Si on ne bouge pas la tête, c'est bon ? Donc je vous invite à étudier ce dessin pour un peu visualiser en fait où peut être traité, in fine, dans le cortex visuel hémisphère gauche ou hémisphère droit, les informations visuelles qui se trouvent à des endroits spécifiques de votre champ visuel. Et une dernière chose qui est importante, c'est que cela est possible, cette séparation de traitement des informations dans un ou l'autre champ visuel dans un ou l'autre hémisphère, parce qu'au niveau de chiasme optique, ici, il y a certains axons de notre cellule ganglionaire de la rétine qui passent en hypsilatéral et d'autres qui croisent et qui vont donc, alors que la cellule ganglionaire de la rétine se trouvait dans l'oeil droit, son axon va au niveau de chiasme optique décucer, donc changer de côté et aller transmettre l'information vers l'hémisphère opposé. D'accord ? Certains vont en hypsilatéral, d'autres en contrelatéral et si vous passez un tout petit peu de temps à étudier cette figure, vous verrez que c'est bien organisé, que ce n'est pas de manière anarchique que ça se passe, d'accord ? Ça va, c'est bon ? Donc on va revenir sur les champs récepteurs, puisque c'est ceux-là qui vont être à la base de notre capacité de réellement percevoir ce que nous percevons avec tous les détails en ce qui concerne la localisation de ces éléments dans l'espace. Donc c'est quoi le champ récepteur ? Je vous ai dit que le champ récepteur c'est un espace plus ou moins étendu. Lorsqu'il est stimulé cet espace-là, le neurone ou la cellule qui reçoit des informations de cet espace va changer son état. Donc ce neurone va répondre à la stimulation qui est présente dans l'espace qui correspond à son champ récepteur. Cette définition s'applique aussi par exemple sur tout ce qui est la perception tactile, on va revenir là- dessus. Quand je me touche là à différents endroits, je touche des champs récepteurs des neurones spécifiques qui traite l'information de nature tactile. Je reviendrai aussi là-dessus. je vous ai dit que ces cellules qui sont bipolaires, ganglionaires, et tous les neurones qui se trouvent dans le cortex visuel primaire ainsi que les neurones qui sont dans les corps géniculés latéraux ont des champs récepteurs qui sont des champs récepteurs circulaires. Donc c'est vraiment des cercles. Là vous avez juste la représentation d'un demi-cercle. Ce demi-cercle ici est représenté par le rouge et le bleu. si on regarde le demi-cercle avec sa frontière rouge là, si on le complète on va avoir un cercle et au milieu on va avoir un autre petit cercle, le bleu. Ça c'est la totalité de champs récepteurs circulaires. La partie qui est rouge elle s'appelle la partie périphérique, la partie qui est centrale, donc en bleu, elle s'appelle centrale. Et maintenant ça se complique parce que dans le film indéjà vous avez vu qu'on parlait des circuits qui étaient les circuits centre on, périphérie off et centre off, périphérie on. Ça vous dit quelque chose ? Bon, on va voir ça. Donc, ce qu'il y a à retenir ici, c'est que toute une chaîne des cellules jusqu'à le cortex visuel primaire a des champs récepteurs qui sont circulaires. Ces champs récepteurs sont plus ou moins grands mais ils ont la nature circulaire et quand on les décompose, ces champs, on va avoir une partie qui est la partie périphérique et une partie qui est la partie centrale. Qu'est-ce que veut dire on et off ? Puisqu'on a dit qu'il y a les champs récepteurs partie centrale on, périphérie off et les champs récepteurs où la partie centrale est off et la partie périphérique est on. Et bien, ça veut dire que ils répondent de manière différente à des stimulations lumineuses qui arrivent soit sur le centre, soit sur la périphérie. Ici, vous avez une représentation, donc regardez à gauche, une représentation d'un champ circulaire qui est un champ de type centre on, d'accord ? Et la périphérie est off. il n'y a pas de lumière, on voit ce qui se passe. Là, il n'y a pas de changement particulier dans notre cellule, par exemple, bipolaire. Est-ce que quelqu'un se souvient qu'est-ce qu'elle fait cette cellule là ? Elle est dans quel état ? De hyperpolarisation parce que notre bâtonnet, lui, il était dépolarisé lorsqu'il n'y avait pas de lumière et notre cellule bipolaire est dans un état inverse, donc hyperpolarisé. Donc maintenant, elle est dans un état comme ça et maintenant on a une lumière, un faisceau lumineux qui tombe au milieu du centre de notre champ récepteur de cette cellule. Vous voyez ici qu'il y a un changement au niveau de voltage de cette cellule et puis on va avoir une réponse qui arrive. On va avoir la création des activités dans cette cellule parce que son centre est stimulé et elle est centre off, donc elle se hyperpolarise lorsque la lumière arrive là-dessus. Si on déplace notre faisceau lumineux, on stimule notre périphérie cette fois-ci. Si on regarde la réponse ici en jaune, donc là c'est le moment où la lumière arrive, il n'y a pas d'activité. on couvre complètement le centre, donc la stimulation est la plus importante cette fois-ci. Comme c'est un centre on, il répond à cette stimulation et on a l'apparition de notre signal. Notre cellule change d'autant plus de son état, elle s'hyperpolarise. Si on stimule qu'est la périphérie, on n'a rien au niveau de cette réponse-là. qui nous intéresse lorsque la lumière tombe, et puis ici on stimule l'ensemble et on a un espèce de mixte de réponse de cette cellule-là. Et à côté, vous avez exactement le même pendant de cette stimulation, mais cette fois-ci elle arrive. S'il vous plaît, je finis là. arrive sur un champ récepteur qui est centre off et la périphérie on. Donc si je prends mon exemple qui est le plus intéressant pour nous lorsqu'on a la stimulation vraiment qui couvre le centre, quand c'est on, ici vous voyez la réponse, elle est très importante de notre cellule. Sur cette cellule qui a le centre off, lorsque la lumière stimule le centre, et bien il n'y a pas de réponse. Donc la manière dont on va se comporter, une cellule ganglionaire, une cellule bipolaire, un neurone dans le cortex va dépendre de la nature de son champ récepteur. Si ce champ récepteur est on au niveau de son centre et off au niveau de sa périphérie, il faut que la stimulation tombe dans le centre. Donc la lumière doit tomber dans le centre de ce champ pour que la réponse de cette cellule soit la plus importante. Si la cellule est centre off et la périphérie on, dans ce cas là, ce qui doit être stimulé par la lumière, c'est la périphérie pour que cette cellule ait une réponse. Si on stimule le centre, elle ne répond pas parce qu'elle a un champ qui a besoin de lumière en périphérie. Ce fonctionnement-là, il est vrai aussi pour d'autres types de champs récepteurs, qui sont des champs récepteurs rectangulaires, qui sont des champs récepteurs plus complexes, mais là, quand c'est comme ça, ces frontières où la lumière doit tomber pour qu'il y ait la réponse de la cellule, petit à petit, deviennent de plus en plus complexes. Donc ici c'est très simple, c'est soit le centre, soit la périphérie, on a la réponse. Plus le champ est complexe, plus ces liens vont être compliqués à expliquer, mais il faut que ce soit toujours une stimulation qui tombe à des endroits bien spécifiques de champs récepteurs pour que le neurone puisse répondre. Je vais vous libérer maintenant. Je n'ai pas fini la perception visuelle, donc on va commencer la semaine prochaine avec ça, mais je vais aller beaucoup plus rapidement parce qu'on commence à sortir de choses compliquées.