Conquête des mers et de l'espace - PDF

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exploration spatiale histoire des océans géographie politique conquête des mers

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Ce document présente une analyse de la conquête des océans et de l'espace. Il explore les motivations, les rivalités et les enjeux géopolitiques liés à ces explorations, notamment durant la guerre froide. L'objectif est d'analyser comment les découvertes et les limites des espaces maritimes et spatiaux ont affecté les rivalités et les projets des grandes puissances.

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CHAP INTRODUCTIF : Les spécificités de l’espace et des l’océans. —> la conquête des mers est ancienne ; celle de l’espace récente Conquête : processus d’appropriation effectué par un individu/soc/État pour des terres et ressources (puissance) —> envahissement & domination territoriale pr repousser...

CHAP INTRODUCTIF : Les spécificités de l’espace et des l’océans. —> la conquête des mers est ancienne ; celle de l’espace récente Conquête : processus d’appropriation effectué par un individu/soc/État pour des terres et ressources (puissance) —> envahissement & domination territoriale pr repousser les limites de la souveraineté (contrôle) du conquérant. Puissance : capacité d’un acteur (souvent État) à influencer les autres par sa supériorité dans un ou plusieurs domaines. « La capacité de faire, de faire faire, d’empêcher de faire et de refuser de faire » selon le politiste Serge Sur —> Quand et comment les humains ont découvert et délimité les mers, les océans et l’espace ? I) DES ESPACES SPÉCIFIQUES À EXPLORER ET DÉLIMITER Espaces inhospitaliers, limites floues fixées au cours des découvertes (abysses, ligne Karman) —> Océans et espace = nouvelles frontières de l’humanité : Territoires largement méconnus (95% ressources sous-marines restent à découvrir + présence phys humaine uniquement sur la Lune) Terri dont on ignore le potentiel (ressources, dev soc) Considérer ce que l’on ne sait pas (astéroïdes => nickel et platine ?) Frontieres : Envie de s’étendre pr un pays Frontière mentale (extension compréhension humaine) « sky is the limit » Nouvelle frontière : Idée de repousser les limites des connaissances humaines et d’aborder de nouveaux terrains d’expérimentation géographiques et scientifiques. II/ UNE CONNAISSANCE EN CONSTANTE EVOL - Antiquité : connaissances éparses (manque techno => observation), mythes - 1522 : 1er tour du monde par Magellan - Challenger (expédition britannique, 1873-1876) —> ammene océanographie (découvre les fonds marins) - 1960 : exploration partielle de la fosse des Mariannes (11km de profondeur, la + prof) - 1961 : l’envoi du premier homme ds l’espace (le soviétique Youri Gagarine) => Découvertes dépendantes des avancées techno + financement grandes puissances (URSS, USA, pays europ) —> concurrence entre puissances, ex durant la guerre froide : - Explo spatiale lancée après 2GM durant la guerre froide (URSS VS USA) - Soviétiques first : satellite Spoutnik 1 (1957) et homme ds l’espace (1961) - USA, 1969 : Neil Armstrong & et Buzz Aldrin sur la Lune - USA, 1977 : envoi des 2 sondes Voyager explorer et photographier le sys solaire —> Frontières sans cesse repoussées CHAPITRE 1 I) LES MERS ET LES OCEANS : CONQUÊTES, AFFIRMATIONS DE PUISSANCE ET RIVALITÉ A) Des États rivaux, progressivement à la conquête économique des mers et des océans « Les mers et les océans sont depuis longtemps des espaces exploités par les États car ils permettent de s'y affronter et de se projeter militairement, tout en servant leurs intérêts économiques et commerciaux. Ces affirmations de puissance engendrent alors des rivalités dans ces espaces, surtout ceux jugés stratégiques, jusqu'à nos jours. » Les mers et les océans sont appropriés par les États : - car les économies terrestres dépendent des ressources et du commerce maritime —> facilite la mondialisation. La mer se conquiert par les côtes et leur découverte (par passage pour atteindre un cote) Les mers permettent de joindre les continents (sans relief (3D) ni frontière) —> facilite mondialisation - XIX s (Emp britannique) : quasi tt XVIII (18) s à 1918 : la Royal Navy (brit) s’impose mondialement L’énergie à vapeur remplace celle du vent Mers et oceans = 71% de la suface du globe et espace riche en ressources (poissons, minerais…) Dès le 15es, les européens partent à la découverte du monde. - Christophe Colomb (marin génois, pr esp) découvre l’Amérique en cherchant l’Inde - Vasco de Gama (Portugal) trace le passage vers l’Inde. Ces découvertes marquent le début de la conquête des océans et permettent de relier l’ensemble des continents. Les limites « s’expandent » au monde entier. Les comptoirs commerciaux permettent de connecter l’ensemble des continents (conquête des océans = conquête des littoraux). - canaux tel celui de Suez en 1869 (reliant la Chine et la France et permettant 8% du trafic maritime mondial) constitue un gain de temps et d’argent, facilitant le transport maritime et générant de l’argent pour les pays concernés. - le canal de Panama de 1914 (reliant les océans Atlantique et Pacifique, voyant 5% du trafic maritime mondial) permet l’économie de 12 000 km de trajet. L’amélioration de ces canaux aide encore au transport maritime. Enfin, l’augmentation du tonage des bateaux (plus de transports sur un mm bateau, 100 x plus qu’il y a 100 ans avec 300 000 T par bateau) permet l’abaissement des couts et favorise l’utilisation de ces derniers (économie d’echelle et conteneurisation). Le transport maritime est très largement en tête dans le commerce mondial, avec une possession de 85% des flux internationaux de marchandises. Aujourd’hui, 1M de navires sillonnent la mer avec 11Ma de T transportées par an dont 27% de marchandises (40% prod en vrac (céréales, minerais) et 32% hydrocarbures). Ajd, les océans sont au coeur de la mondialisation et des convoitises : - 99% des flux d’info passent par des câbles sous-marins - Découvertes régulières de ressources maritimes (minerais -, hydrocarbures -pétrole, gaz) comme ds l’océan Arctique ou la mer des Caraïbes - Intensification de la pêche à mesure que la consomm de poissons augmente - Commerce maritime mondial = outil puissance eco incontournable Maritimisation : dépendance croissante de nos sociétés envers les mers et les océans ds diff domaines (transports, communication, ressources diverses). L’ocean pacifique devient incontournable dans la projection des grandes puissances actuelles (depuis la guerre froide). Ces puissances mili sont souvent nucléaires (USA, Russie, Chine, Corée du Nord) mais peuvent aussi être des puiss éco secondaires (Japon, Corée du Sud, Indonésie etc). Du fait de l’importance de l’Inde et de la connexion entre l’océan indien et l’océan Pacifique, on parle de + en + de région indo-pacifique. Au gré des évolutions géopol et techno, les États côtiers ont dc principalement conquis les mers pr des raisons commerciales. La vulnérabilité des routes commerciales pousse les États à militariser les mers pr les sécuriser. B) L’affirmation des puissances militaires maritimes La conquête d’un espace maritime passe par la capacité d’un État d’afficher et d’imposer son autorité via la puissance militaire et par la guerre s’il le faut. La mer sert alors de support pour transporter des forces ou menacer un adversaire, cest la logique du hard power. Depuis 2 décennies, on peut parler d’une course à l’armement qui conduit à une militarisation des mers. Pdt la guerre froide, USA et URSS se disputent les mers De new puissances navales commencent à émerger depuis les ´90 et l’effondrement de l’URSS. Les forces de dissuasion nucléaire (SNLE) sont déterminantes pr effrayer l’adversaire. Les portes-avions et un réseau de bases mili sont incontournables pr qu’une puissance puisse projeter ses forces à l’étranger. Ainsi, la France, les USA et le RU ont une capacité mondiale, tandis que la Russie, l’Inde et la Chine ont surtout une influence militaire régionale. Enfin, il convient d’avoir des systèmes de communication et de guidage efficaces pr utiliser tous les atouts de l’espace, de la mer, de l’air et sous-marins. La dissuasion nucléaire sert « l’équilibre la terreur » La dissuasion nucléaire investit les abysses qui deviennent des espaces stratégiques de projection de la puissance / La dissuasion nucléaire est le reflet d’un monde multipolaire Une marine de guerre efficace = outil incontournable pr se placer au cœur des rivalités entre puissances (sea power) —> elle permet de : - Préparer un débarquement terrestre (guerre du Golfe, 1990/1) - Dissuader grâce aux armes nucléaires (triade mais svt maritime) - Organiser un embargo (blocus l’approvisionnement en armes d’un territoire) - Implanter une flotte dissuasive pr renforcer son poids diplomatique pdt une crise : USA face à l’Iran (2021) ou la Chine (2022) (comm diplomatique) C) Dev et rivalité des puissances navales au XXIe s Avec l’émergence de nouvelles puissances (Chine) le monde est de + en + multipolaire USA conserve l’hégémonie sur les océans du globe (hyper puissance et « gendarme du monde ») —> 39 % des dep militaires mondiales, et 1ere flotte mondiale : 11 porte-avions, 14 SNLE, 58 SNA, (sous-marin nucléaire d’attaque) et 6 flottes présentes en permanence sur tous les océans Les rivalités en mer sont souvent liées à la gestion des ressources et des frontières maritimes —> En Méditerranée orientale, la découverte de gisements de gaz offshore (2010s) dans les ZEE pousse plusieurs États à coopérer pr les exploiter (Israël, Egypte, Liban, Chypre, Grèce et reste de l’UE). —> Face à cela, la Turquie, la Lybie et Chypre du Nord se sentent marginalisés et remettent en cause ce partage des ressources et revendiquent de + grandes ZEE 2022 : accord turco-libyen sur l’exploitation d’hydrocarbures dans des eaux contestées Affirmer sa puissance se fait aussi par des actes symboliques et des démonstrations de force : - En 2007, la Russie plante son drapeau sous le pôle Nord pr justifier l’élargissement de sa ZEE (Zone Économique Exclusive) - En 2013, elle fait passer la flamme olympique dns les régions glacées du nord russe devant les téléspectateurs du monde entier Cpd, ajd de nbr armements et outils de navigation ont besoin de la maitrise de l’espace pour fonctionner. La maitrise des océans et celle de l’espace sont dc complémentaires. II) L’ESPACE : CONQUÊTES, AFFIRMATIONS DE PUISSANCE ET RIVALITÉS DEPUIS LA GUERRE FROIDE A) Les origines de la conquête spatiale durant la guerre froide A la fin de la 2GM, les Alliés (en particulier USA et Soviétiques) s’emparent d’une partie des savants allemands pr profiter de leurs connaissances concernant l’utilisation des premiers missiles par les nazis. —> Les USA accueillent Wernher von Braun, le principal concepteur du V2 allemand, dès 1945. Rivalité = concurrence selon l’avancée (capacités). Manuel p 38/9 La rivalité entre soviétiques et USA s’exprime à travers la course qu’ils s’infligent pour montrer leur puissance et leurs avancées technologiques et scientifiques. Ils cherchent le symbolisme, la 1ere place. Pdt la guerre froide, la conquête spatiale devient un outil de propagande (soft power), Les discours des russes lors du retour de Youri Gagarine, le 1er homme à aller dans l’espace, louent l’héroïsme, la légende et l’exploit des soviétiques qui permettent l’avancée de l’évolution de l’humanité. L’Espace marque durablement identité, mentalité russe (mémoire) : fierté nationale —> Gagarine : perso russe le plus populaire en Russie. Ainsi ils affichent leur puissance —> une meilleure propagande des idéaux russes. Les deux pays sont les 1ers dans l’envoi du nombre de satellites en orbite depuis la fin des années 50. La Détente s’installe après la crise de Cuba en 1962. Elle se traduit dans les relations américano-soviétiques et dans la conquête spatiale. En effet, l’apaisement des relations permet aux deux pays de collaborer et de mettre au point le programme Apollo-Soyouz dès 1972. En fonction des aléas de la guerre froide, les budgets des agences spatiales vont changer —> apres la course à la Lune , les budgets spatiaux auront tendance à baisser (plus (-) de course) En 1962, le budget de la NASA représente 4,5% du PIB des USA, tandis qu’en 1992 (après la chute de l’URSS) il ne rep que 0,5% du PIB américain. Durant les années 90, après des échecs solitaires, un retour à la coopération s’établit entre les USA et la Russie afin de batir la future station spatiale internationale. B) Les enjeux récents du spatial et l’émergence des nouveaux acteurs L'espace fascine les hommes depuis des s. Le rêve de conquête prend vie aux lendemains de la 2GM grâce aux innovations technologiques. Durant la guerre froide, seuls les États-Unis et l’URSS partent à l'assaut de l'espace. Envol des 1ers satellites et des 1ers hommes dans l'espace. À partir 1970, de nouveaux États entrent dans cette course : France, Europe (programme Ariane 1973), Chine (1er satellite envoyé en 1970), Japon, Inde (1er satellite en orbite 1975). La conquête spatiale est devenue un marqueur de la puissance et du rayonnement international des États. La puissance spatiale d’un État se mesure à ses réussites symboliques comme celles du vol habité, mais aussi en se basant sur un budget le + important possible et enfin sur l’envoi du + grand nbr de satellites ds l’espace. Seuls les USA ont un budget qui depasse les 12 MA de dollars. Cpt un certain nlb de puissances spatiales dépensent au - 2,5 MA de dollars ds leurs agences (chine, ue, japon et russie) Elle a envoyé la plus grande majorité des satellites mondiaux mis en orbite en 2023 (+ de 2500), devant la Chine et ses 213 satellites, devant la puissance historique qu’est la Russie avec ses 68 satellites et devant les puissances spatiales secondaires (pays européens, Inde et Japon). Ajd la plupart des satellites servent soit à l’observation de la Terre, soit aux services de communication. Les acteurs du New Space sont des entreprises privées issues du monde du numérique. Elles sont nées aux Etats-Unis dans les années 2000. Elon Musk et sa société SpaceX (partenaire de Google) puis Jeff Bezos, créateur de la société Blue Origin. Pour affirmer leur puissance dans l'espace, ces entreprises privées peuvent compter tout d'abord sur leur force financière et leur liberté en tant qu'acteur non gouvernemental. Leur deuxième atout est la maîtrise des nouvelles technologies. Enfin, ces sociétés sont plus compétitives que les entreprises publiques, atout qui leur permet de multiplier les contrats et les collaborations (Ariane ou Airbus), voire de monopoliser certaines technologies pour des intérêts privés. Elles sont rarement rentables pour l'instant. C) Rivalités actuelles et militarisation de l'espace La militarisation passe d'abord par la mise en orbite de satellites à but militaire, comme les CSO (Composante spatiale optique) français. Les objectifs de l'installation des satellites pour l'armée française : * Assurer une communication sécurisée au sein de l'armée * Préciser la balistique (trajectoire) des projectiles * Fournir des images détaillées pour reconnaître le terrain (objectifs, menaces et alliés) * Être indépendant face aux rivaux (Russie) voire alliés (USA) Aussi les satellites européens Galileo pour développer cette autonomie. Les systèmes satellitaires militaires peuvent être brouillés en cas de conflit ou de tensions, comme ça peut être le cas pour le GPS étasunien. La militarisation passe aussi par le développement d'armes anti-satellites. En mars 2019, le premier ministre indien indique qu'un missile a réussi à détruire un satellite indien en orbite (action condamnée). 4e puissance à avoir les capacités de le faire après les Etats-Unis, la Russie et la Chine. L'Inde tente de s'affirmer à toute vitesse: réussite d'un alunissage en 2023 après un échec en 2019. Des actions plus subtiles ou symboliques révèlent aussi les rivalités dans l'espace: espionnage ou brouillage mutuel entre satellites-espions, création d'États-majors de l'espace, envois de rovers sur Mars (Perseverance ou Opportunity). CHAPITRE 2 « Dans l’ISS, on fonctionne comme une famille. La coopération internationale est effective et même si elle est parfois difficile, cela permet de faire des choses impossibles à réaliser tout seul. » Thomas Pesquet, astronaute européen (français), lors d’un entretien avec le journal La Croix, 6 juin 2017 La coopération vise à entreprendre des actions collectives et à réguler les effets de conquête pour établir des règles communes. (Éviter les rivalités) Monopole des États (gouvernements) pr négocier des traités et agir car il y a une absence de « gouvernement mondial ». C’est ensuite au parlement des États de ratifier (=valider) les traités et de les faire respecter le mieux possible. —> Comment la coopération entre les États peut-elle réguler les rivalités liées à la conquête des nouveaux espaces ? I) UN DÉFI DIPLOMATIQUE : CRÉER DE NOUVELLES RÈGLES PR DE NOUVEAUX TERRITOIRES A) Organiser et faire cohabiter les souverainetés étatiques À partir de sa création en 1945, l’Organisation des Nations Unies devient un acteur incontournable de la fixation du droit international, en particulier concernant les mers. Bcp de principes du droit de la mer datent du XIXe s ou d’avant, mais sont formalisés après la 2GM : - 1958 : 1er accord international sur le droit de la mer (ONU) —> Fixe les limites des eaux territoriales - 1970 : Haute mer, « patrimoine commun de l’humanité » (ONU) —> La haute mer (2/3 des océans) relève d’un patrimoine mondial - 1982 : Convention de Montego Bay —> Crée et fixe les limites des ZEE ZEE : Zone économique exclusive, permettant à l’État cotier d’exploiter et de protéger les fonds marins jusqu’à 370 km des côtes La Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer accélère la territorialisation (appropriation) des mers, des océans et des espaces sous-marins. Elle permet aux États qui le souhaitent de demander une extension de leur ZEE auprès de la Commission des limites du plateau continental (ONU) En 2015, la France se voit accorder l’extension de 579 000 km2 de son espace maritime, principalement grâce aux TUM. En 1967 les USA et l’URSS, puis de nbr États de l’ONU concluent le traité sur l’Espace, qui interdit de revendiquer la souveraineté sur l’espace extra-atmosphérique. Il interdit aussi la mise en place d’armes de destruction massive ds l’espace. Concernant la Lune, le traité sur la Lune de 1979 définit cet astre comme faisant partie du patrimoine commun de l’humanité. B) Encadrer l’exploitation des ressources Les principales ressources des mers et océans sont les ressources halieutiques (poissons), les hydrocarbures (exploitation offshore) et les ressources minérales des fonds marins; souvent à proximité des côtes. Il montre également que les États cherchent à les accaparer à travers le développement de nouveaux secteurs de pêche, vers les mers antarctiques, l’extension des zones d’exploitation des hydrocarbures ou encore la recherche et l’expérimentation des ressources minérales des fonds marins. Pour exploiter la plupart de ces ressources, les Etats, de plus en plus nombreux à ratifier la CNUDM (169 now), se servent des droits souverains garantis par le droit international (doc.1). Ainsi, un État côtier peut exploiter les ressources des eaux marines uniquement dans les limites de sa ZEE (370 km du littoral). En revanche, il peut exploiter les ressources des fonds marins dans les limites de sa ZE étendue (650 km du littoral). Ça doit éviter les conflits d'exploitation et ceci est renforcé par un accord de protection de la biodiversité en haute-mer en 2023 même si la ratification et les moyens de contrôle sont en attente. Il s'appuie sur des autorités internationales comme le Tribunal international du droit de la mer d'Hambourg (1996) ou l'Autorité des fonds marins de Kingston (1994) Qlq accords régionaux, à défaut d’un grand accord mondial : de 2008 à 2010, des ONG comme Greenpeace ou le WWF et des scientifiques poussent l’organisation de protection du thon en Atlantique (OI) à fixer des quotas aux pêcheurs pr faciliter sa reproduction. L’exploitation des ressources ds l’espace est + floue car le traité de 1967 ne fait pas clairement référence aux ressources. L’interdiction de « l’appropriation » reste floue. On ne peut pas interdire aux autres puissances d’utiliser l’espace. Les USA (via le Space Act en 2015) puis le Luxembourg (en 2017) ont dissocié dans leur droit à l’espace l’appropriation et l’exploitation des ressources. Luxembourg = passager clandestin (profite des entreprises de l’espace) Ils cherchent à exploiter les ressources librement comme ils le font en haute mer à cause du caractère flou de la notion de « patrimoine commun de l’humanité ». La traité sur la Lune reprend cette formulation pour les ressources lunaires mais n’empêche pas l’exploitation des ressources tant qu’une puissance n’en interdit pas l’accès aux autres (appropriation). C) Garantir la libre circulation Coopération (à minima) et entente, réciprocité pr l’intérêt de tous (commun) Le droit de la mer via la CNUDM garantit la liberté de navigation des navires ds tout l’espace maritime —> ts les États doivent garantir cette liberté ds les eaux territoriales et les détroits Ce passage doit être pacifique (mm pr les navires de guerre) et doit respecter les lois des États côtiers (Égypte : canal de Suez, Iran : détroit d’Ormuz) Pr la circulation des infos et des ressources, l’installation de câbles et de conduites sous-marins sont libres. La circulation ds l’espace est totalement libre d’après le traité sur l’espace en 1967. Un accord de l’ONU de 1968 garantit l’assistance et le sauvetage mutuel des astronautes entre les nationalités signataires. Tout satellite est libre de circuler mais doit être immatriculé à son décollage pr rendre l’État lanceur responsable en cas de dégâts. II) UNE COOPÉRATION EN CONSTRUCTION DANS L’ESPACE ET LES OCÉANS A) Une cooperation, reflet des relations internationales Durant le 20e s, les États coopéraient surtout lorsqu’ils y étaient contraints par la situation internationale, ou lorsque le rapport de force empêchait qu’une puissance s’impose. - Durant la 1er GM les flottes de l’Entente organisent des opérations communes (les Dardanelles en 1916). - Durant la 2nde GM les Alliés coopèrent pr escorter les navires marchands qui ravitaillent le RU mais qui sont menacés par les sous-marins allemands. La coopération internationale spatiale dépend bcp du contexte de Guerre Froide. Les coop sont internes aux blocs. Le projet étasunien d’une SSI (ISS en angl) est d’abord proposé aux Européens, aux Canadiens et aux Japonais. La ccop Est/Ouest est rare mais existe. En 1982, Jean-Loup Chrétien, 1er fr ds l’espace, s’entraine en URSS et réalise une sortie extravéhiculaire. L’echec du projet de station spatiale américaine en 1984 et l’explosion de la navette Challenger en 1986 (7 morts) poussent les USA à intégrer les Russes au projet de SSI en 1993. B) Des coopérations pr sécuriser les activités en mer : lutte contre la piraterie —> l’un des domaines de coop les plus avancés 1. Ce qui justifie le dev de la piraterie moderne : Subvenir à des besoins, surtout économiques : vols, rançons / terroristes, gangs (trafic) - La pauvreté - Anciens pecheurs qui ont le seum 2. Les principaux espaces maritimes concernés sont - Asie du Sud, Sud est & sous continent Indien (Indo-pacifique) (1ere) - Somalie & golfe d’Aden (2e moula) - Golfe de Guinée (2e importance) - Cotes de l’Amerique du Sud & (latine) 3. Les acteurs publics et privés répondent à la piraterie en lançant des opé : Modification des Règlementations nationales et internationale : - Renfocer la lutte contre la piraterie - Dmd aux acteurs de se proteger eux m Les États peuvent mobiliser leur marine militaire (Nigeria, anglo-étasuniens). Les États côtiers peu développés sont souvent démunis ou trop faibles (Somalie voire Nigeria) et doivent faire appel à des puissances extérieures. L’opération européenne Atalante (2008), au large de la Somalie, rassemble 7 États tiers dont le Royaume-Uni. Dans le détroit de Malacca, depuis 2004: Singapour, l’Indonésie et la Malaisie ont choisis de coordonner leur patrouilles et échangent des informations (Chine comprise). Les systèmes juridiques criminalisent aussi la piraterie ou poussent les acteurs privés à se protéger (systèmes de défense, forces de sécurité privées…). C) Des coop spatiales en reconfiguration La coop internationale ds le domaine spatial permet de réduire les couts des missions en profitant des avancées de chaque puissance plutot que de développer de nouveaux programmes + coûteux. Le Joint Operation Center est chargé d’identifier et de suivre à la trace les 23000 objets artificiels de + de 10 cm en orbite autour de la Terre. La France maitrise les sys électroniques et partage ses avancées avec les moyens chinois pr dev le projet CFOSAT (Chinese-French Oceanic SATellite) de surveillance des océans (vents et vagues). Construite à partir de 1998 sous l’impulsion de la NASA, l’ISS incarne le contexte international d’après-guerre froide et les nouveaux objectifs pacifiques des relations interétatiques. Financée et gérée internationalement par cinq agences spatiales, cette structure importante tourne en orbite basse à 400 km de la Terre. L’ISS représente ainsi l’exemple le plus abouti des coopérations spatiales. Depuis la fin de l’assemblage en 2011, les activités des six membres d'équipage permanent se partagent entre la maintenance de la station et la réalisation d’expériences en microgravité, c’est-à-dire dans un contexte où la gravité terrestre est quasiment nulle, notamment pour se préparer à la conquête d’espaces plus lointains. Elles sont menées majoritairement par la NASA (USA), la Roscosmos (Russie), l’ESA (UE), la JAXA (Japon) et la CSA (Canada). Ces agences coopèrent afin d’améliorer et de faire avancer la science de l’espace. Peur de la Chine pr espionnage industriel —> collaboration limitée 2020 : les USA lancent le projet Artemis (de retour des hommes sur la Lune) rassemblant ajd 39 partenaires. III) LES LIMITES DE LA COOPÉRATION DANS L’ESPACE ET LES OCÉANS A) Des intérêts nationaux encore prioritaires Pr le sociologue fr Raymond Aron, la diplomatie reste souvent une « promotion de l’intérêt national en tmp de paix ». —> Cela pousse souvent les États à éviter les traités de coopération trop contraignants ou à n’en appliquer qu’une partie. La surpeche reste la règle : pres de 1/3 des stocks exploités sont en surpeche. En 2010, le Japon avait bloqué l’interdiction de la pêche du thon rouge. 1000 MA de sont pêchés ds les mers du globe/an. 1. Les USA et la Russie restent les leaders ds l’espace mm apres la GF car ils sont les plus présents humainement, technologiquement et financièrement dans l’ISS. Le doc 1 et l’assemblage entre 1998 et 2011 via la frise chronologique montrent que les Russes et les étasuniens construisent la quasi-totalité de la station tandis que le rôle des européens et des Japonais est secondaire. De plus, depuis 1998, la presence des astronautes russo-étasuniens ayant sejourné ds l’ISS est écrasante (4/5 des séjours). Enfin, seuls les russo-étasuniens peuvent transporter des astronautes vers la station internationale : par les seuls vaisseaux Soyouz entre 2011 et 2020 puis en partage avec Space X depuis. Pourtant, les rivalités géopolitiques constituent un frein à l’intégration de puissances emergentes en Asie, notamment de la Chine et de l’Inde qui dev en conséquence chacune leur propre programme de station spatiale. 13 astronautes diff de l’ISS ont participé à des ope ds lespace Enfin, la coopération peut aussi être difficile entre alliés. En 2014, F Hollande avait du intervenir pr pousser les USA à autoriser la vente de stallites fr dotés de composants étasuniens aux Emirates A-U. B) Les lacunes de la gouvernance mondiale Les coopérations internationales passe par les OI qui ont souvent peu de moyens financiers Ansi l’AUTORITÉ INTERNATIONALE DES FONDS MARINS qui tente de protéger les ressources minérales des fonds marins en haute mer (54% des fond marins du monde) ne dipose que se 15 M de budget, tandis que la ville de Pontoise (30000 hab) dispose d’un budget de 50 M d’euros. CHAPITRE 3 "[...]de 2035 au milieu du siècle; phase pendant laquelle la Chine se hissera au premier rang du monde en termes de puissance globale et de rayonnement international." - Xi Jinping, président chinois, Rapport du XIXème congrès national du Parti communiste chinois, 18 octobre 2017. Cette extrait d'un discours du président Xi Jinping en 2017 montre que les autorités chinoises cherchent à affirmer le rôle mondial de + en + important de la Chine afin de répondre au "rêve chinois" de regain de la fierté nationale. Cette affirmation s'accentue depuis la création de la République populaire de Chine en 1949 et surtout depuis les 2000´. La Chine a depuis des années modernisé son armée et son industrie pour s'imposer comme une grande puissance terrestre. Elle tente désormais d'élargir son influence à de new espaces pour s'y imposer : les mers, les océans et l'espace. La conquête des océans et les mers est un enjeu de puissance pour la Chine qui tente de contrôler les ressources maritimes et les principales routes commerciales internationales pour renforcer son influence mondiale. Cette conquête passe par le développement d'infrastructures portuaires, à travers le projet des nouvelles routes de la soie, et de bases militaires, en mer de Chine surtout. Cette volonté de conquête et d'appropriation chinoise crée des tensions avec les pays riverains, comme le Japon, et les grandes puissances économiques que sont l'UE et les Etats-Unis. Ds l'espace extra-atmosphérique, la Chine cherche à dev son autonomie en multipliant les lancements de fusée et les projets vers la Lune et Mars, pour rattraper son retard et concurrencer son rival américain. - 1949 : proclamation de la République populaire de Chine à Pékin par Mao Zedong. - 1970s : ouverture économique et lancement des premiers satellites. Affirmation dans tous les domaines (pêche, diplomatie, technologie, numérique, commerce, militaire...). —> Coopération mais aussi rivalités avec ses voisins (Japon, Inde, Vietnam) et les grandes puissances. —> Comment la conquête des mers, des océans et de l'espace est-elle devenue un moyen pour la Chine d'affirmer sa puissance dans le monde ? I) LA CONQUÊTE DE L’ESPACE ET DES MERS : UN ENJEU DAFFIRMATION DE PUISSANCE POUR LA CHINE A) De nouvelles ambitions pour la Chine: le patriotisme au cœur de la propagande du PCC. La Chine est une puissance ancienne mais connaît de 1841 à 1949 une période d'affaiblissement ("le siècle de l'humiliation" d'après le PCC). En 1841, une flotte britannique menée par le cuirassé Nemesis (voir gravure) vainc la flotte chinoise et permet aux Européens puis aux Japonais de forcer la Chine à s'ouvrir à un commerce international sous contrôle étranger (Tsingtao/Qingdao allemande, Hong Kong britannique, etc...). En 1949, le chef communiste Mao Zedong proclame la création de la République populaire de Chine et cherche à lancer son pays sur la voie de la puissance, après l'occupation japonaise et la guerre civile. En 1957, il dit "Nous aussi, nous fabriquerons des satellites.", ce qui est réalisé en 1970. Mais il n'arrive pas à réaliser ses ambitions de grande puissance. Son successeur Deng Xiaoping ouvre progressivement la Chine aux échanges internationaux (maritimes et autres) durant les années 1970 et 1980 ; ceci lance une longue période de croissance économique. Mao ZEDONG : fondateur Rep Pop de Chine (dirigeant de 1949 à 1976) : répression violente, propagande & culte de la personnalité Deng XIaoping (1904-1997) : Dirigeant de la Chine après la mort de Mao Zedong (1976), il met en place de grandes réformes économiques (« Quatre modernisations ») qui favorisent l'ouverture du pays à la mondialisation, tout en refusant l'ouverture pol 1. Les objectifs énoncés par Xi Jinping dans ses discours visent à permettre le renouveau et l’affirmation d’une puissance chinoise multimillénaire. Le but est d’abord de « développer l’économie maritime et la recherche scientifique maritime » (doc.7) pour développer la puissance chinoise. A noter la colombe (doc. 3), symbole d’une politique qui se présente comme pacifique ce qui est rappeler à Ryad en 2022 concernant l’espace (« l’utilisation pacifique de l’espace »). Le discours est très nationaliste pour « construire une nation forte » (doc.7) et développer la fierté nationale par des démonstrations de force. Cette force est omniprésente dans le doc 6 comme le montrent les soldats sur plusieurs plan, les avions de chasse en haut à gauche et le porte-avions en plein milieu (triade militaire). Cette affirmation est soutenue par les effectifs importants de la marine chinoise qui s'approchent de la marine US et la 1ère place mondiale en nombre de navires militaires (1572 en 2023). Enfin, la proximité entre la grande muraille de Chine et l'espace, à droite de l’image, peut renvoyer à l'idée de repousser la nouvelle frontière qui fait travailler un secteur 100 000 chinois sur Terre. 2. Critiques et nuances possibles: - Contradiction entre le message souvent pacifique (colombes du doc 6 & « l’utilisation pacifique de l’espace » du doc 7 et la militarisation des espaces de conquête (207 satellites militaires en orbite et 3 porte-avions en 2023 contre 0 et 1 en 2013); - Contradiction entre un discours qui insiste sur la coopération internationale (« missions conjointes » dans le discours du 23 juin 2021) et le nationalisme prôné en Chine (drapeaux du doc 6); - La réalité de la domination étasunienne (20X plus d'astronautes et 4X plus de porte-avions) et de l’émergence indienne (construction de deux porte-avions) nuance l’objectif de devenir « une nation forte » (doc. 7 le 11 juillet 2020) et dominante militairement (porte-avion du doc.6). La mise en lumière de personnages historiques comme le navigateur du XVe s Zheng He (p74) permet aussi au gouvernement chinois de consolider ses coopérations maritimes actuelles en Asie du sud-est ou en Afrique de l’est. Ce passé glorieux mythifié ds un roman national (mémoire) génère de la fierté en Chine mais aussi des craibtes chez ses voisins lorsqu,il sert à réclamer les ZEE d’autres États (Malaisie, Vietnam, Philippines). B) Des espaces convoités par la Chine (les buts) —> Pk les autorités chinoises convoitent-elles l’espace ? Les buts : - Devenir autonome par rapport aux Occidentaux et surtout les USA (GPS, ISS, lanceurs), la course à l’espace par rapport à Space X) ; - Économie : centrales solaires, materiaux sur la Lune pr sen servir ds lespace, un gps chinois (Beidou) qui doit faciliter le transportsur Terre ; - Colonisation : habiter l’espace de manière permanente (SC, coloniser la Lune, se servir de l’espace pr transporter des marchandises et des humains), être le 1er à poser le pied sur Mars ; - Technologiquement : dev le savoir faire industriek chinois en sinspirant des technologies russes (soyouz) et américaines (straship), un New Space Chinoise en dev mais sous contrôle du parti-État ; - Le dev du marché spatial (internet, services, ressources) n’est pas pr l’instant rentable pour la Chine ou SpaceX, mais est un but à atteindre. Avancée et augmentation envois spatiaux chinois (ambitions + moyens), 57 tirs en orbite —> Pourrait concurrencer USA d’ici 20 ans La Chine veut habiter l’espace et nn juste faire science => éco Objectif : poser 4 points différents sur la Lune Chercher matériaux Les mers et océans sont des espaces indispensables pr la soc et l’eco chinoise : - 1ère consommatrice de poisson à travers le monde (65 millions de T en 2016), devant l’UE (13 M), le Jap, l’Indo et les USA (environ 7M chacun). - 1ère flotte de pêche et 1ère production aquacole mondiale. Le contrôle des mers est aussi indispensable pour dev les exportations de marchandises (12 % des échanges mondiaux) et sécuriser les importations de matières premières d’Australie et d’Afrique et d’hydrocarbures du Moyen-Orient. C) D’importants moyens, essentiellement militaires, déployés pour accélérer la conquête Pr s’approprier ces new espaces et pr y défendre ses intérêts, la Chine affiche de + en + sa puissance militaire en mer. En 2012 elle fait rentrer en service actif son 1er porte-avion (ancien truc ukrainien). —> Pk et comment la Chine simpose-t-elle progressivement ds la mer de chine meridionale ? —> Contrer USA - Reintégration de Taiwan - Domaine maritime : militaire, colonies, exploitation des ressources au mépris des Droits internationaux de la Mer —> Met ses propres règles : La Chine revendique 80% de la mer de Chine méridional car elle considère que sa présence est plus ancienne que celle des autres puissances côtières, ce que ces dernières contestent : Brunei, Vietnam, Malaisie, Indonésie et Philippines. Elle revendique la souveraineté sur ces espaces pour faire reculer l’influence étasunienne, stimuler le patriotisme chinois, pour exploiter les ressources maritimes de la région et pour contrôler le commerce maritime. Le Chine s’impose par une politique d’appropriation progressive et relativement peu violente. Elle s’impose symboliquement en plantant des drapeaux, comme sur les récifs des Spratleys, mais elle va aussi pratiquer la poldérisation (l’extension artificielle du récif) de certains d’entre eux afin d’y installer des ports, des stations radars et des bases permanentes civils ou militaires et de revendiquer les ZEE. Elle s’impose aussi par la présence de sa marine de pêche qui est progressivement transformée en milice organisée. Celle-ci doit dissuader les navires étrangers de se rendre dans les eaux de la région en utilisant la force du nombre, des canons à eau, les collisions volontaires voire la présence à proximité de garde-côtes militarisés ou de navires de guerre. Diplomatiquement, elle parvient à diviser les pays de l’ASEAN (coop eco de ts les pays de l’asie du sud) et à maintenir une zone grise avec les États-Unis en utilisant assez subtilement ses civils et une dissuasion douce pour empêcher une intervention militaire étasunienne qui paraîtrait disproportionnée. La Chine commence même a installer des barrières flottantes pour empêcher l’accès des pêcheurs philippins. Entre 2014 et 2018 la flotte chinoise a augmenté son tonnage de l’équivalent des flottes italiennes et françaises réunies. En 2022, la Chine inaugure son 3eme porte-avions, le Fujian (la province qui fait face à Taïwan), entièrement construit en Chine (—> renforce son pouvoir de projection). Elle installe sa 1ère base stratégique à l’étranger à Djibouti en 2017, à l’entree de la mer Rouge et investit dans les infrastructures portuaires européennes (port du Pirée, Grèce). Avoir des bases=poser des poins : espionnage, projection… Ds l’espace, la Chine met les moyens pr démultiplier les démonstrations de force qui montrent qu’elle est en transition vers des industries de pointe (GPS chinois, SSC). II) LA ENTRE RIVALITÉS ET NOUVEAUX DÉFIS DS LESPACE ET SUR LES MERS A) Gérer les tensions avec les rivaux ( , , Europe, …) Ds les domaines éco et diplo, la a une stratégie de long terme via des petits pas, le tmp de devenir assez puissante pr s’imposer (« joue la montre »). Le but est d’empêcher tte reaction disproportionnée étasunienne tandis que la stabilité du PCC et la croissance économique élevée semblent favoriser la , au détriment des puissances occidentales. Evolution PIB des USA La était, entre 2018 et 2021, la nation lançant le + de fusées ds l’espace devant (rivalité pacifique). Cette situation de contestation inquiète les autorités américaines et a poussé Trump à augmenter le budget de la NASA pr maintenir leur avance. La militarisation de l’espace inquiète encore + : la a été la 1ere en 2009 à créer un commandement des forces spatiales avant les USA en 2019. Au-delà des luttes secretes entre les satellites espions des grandes puissances, l’armée craint la destruction de satellites. En 2018, le général de l’US Air Force John Willial Raymond affirmait que la « aurait bientôt la capacité de menacer les satellites qu’importe leur orbite » et non plus uniquement aux orbites basses. D’un autre coté, le discours officiel chinois insiste sur la coopération via l’UIT car la tente de concurrencer le soft power. En mer, l’affirmation chinoise consolide les coopérations occidentales : création de l’AUKUS (Australie, UK, USA) en 2021. B) Dominer la compétition économique Tensions douanières avec l’UE PIB mondiaux : USA (28 780 000), Chine (19 530 000), All, Japon, Inde (3 940 000), RU, France (3 130 000)… Faute d’une puissance militaire et spatiale suffisante contre les USA, la Chine tente de s’imposer + subtilement à travers l’économie. Pr autant, elle hésite de - en - à sanctionner ses rivaux du Nord. De plus, le projet des Nouvelles Routes de la Soie (OBOR en anglais) est annoncé en 2013 et acceléré en 2015 pour s’imposer au Sud. Nouvelles Routes de la Soie Maritime : plusieurs ports et routes avec échanges commerciaux et éco collossaux Idée Chine : financements en prêt et nn don —> dépendance pays contractants Main d’œuvre chinoise importée limite travail pr locaux Chine impose projet sans importance / surdimensionné Xi Jinping est à la tête de la République populaire de Chine depuis novembre 2012, au moment où il devient secrétaire général du Parti communiste chinois, puis président de la République quelques mois plus tard, en mars 2013. Il est ensuite réélu aux 2 fonctions à 3 reprises. 2) Le discours du 17 octobre 2017 a lieu au Congrès national du Parti communiste chinois. Xi Jinping cherche à y défendre son bilan tout en fixant ses prochains objectifs. 3) Xi Jinping présente les nouvelles routes de la soie comme un projet d'ouverture de la Chine sur le reste du monde et vice-versa. Le projet « la Ceinture et la Route » (l. 5) renvoie à des infrastructures maritimes et terrestres. Xi Jinping insiste aussi sur les localisations concernées aux lignes 12 et 13 : « une ouverture simultanée vers l'Est et l'Ouest aux interactions terre-mer ». Ainsi le but est de créer un réseau commercial mondial autour de la Chine. D'après le document 3, cela passe par un réseau de routes maritimes, comme celle allant vers l'Amérique latine, et d'infrastructures maritimes comme le port de Jakarta en Indonésie ou celui de Karachi au Pakistan, en Asie du Sud. Par ailleurs, ces routes maritimes sont complétées par des infrastructures terrestres (la route) dont des lignes ferroviaires comme celles devant relier le port de Calcutta, en Inde, au Caucase en passant par le Pakistan. Enfin, il veut « optimiser les dispositions d'ouverture régionale et accroîtr[e] l'ouverture de l'Ouest de la Chine » comme le montre la gigantesque ligne ferroviaire reliant Shanghai à l'UE en passant par la ville d'Urumqi, dans l'Ouest de la Chine, le Kazakhstan et la Russie ; deux pays dans lesquels la Chine a déjà investi plus de 20 milliards de dollars depuis 2005 et visés par le développement numérique chinois. 4) Xi Jinping insiste complètement sur le soft power car il cherche à rendre attractif ce projet en insistant sur la libre participation de chaque Etat. Il insiste sur des principes positifs et mettant en avant les gains mutuels : d'abord les principes de « consultations réciproques, d'engagement commun et de partage des fruits [du développement] » (lignes 8 et 9) puis sur les principes d'« amitié, sincérité, réciprocité et inclusion ». Cela sous-entend une logique de gagnant-gagnant même si l'influence chinoise passera par les domaines commerciaux, diplomatiques et financières comme le montrent les lignes 23 à 32 : « Nous adopterons de nouveaux modes d'investissement à l'étranger […] et travaillerons à nous doter, dans les meilleurs délais, de nouveaux atouts dans la coopération et la concurrence économique internationales. ». Le terme de « concurrence » met bien en avant les rivalités géopolitiques et le but de l’Etat chinois de ne pas uniquement utiliser la BRI sans contrepartie pour les intérêts chinois. 5) La politique chinoise de puissance se fait notamment contre l’Occident, et n’a pas pour but seulement le développement économique global mais surtout de servir les intérêts chinois. De même, la relation de partenariat peut également créer des relations de dépendance à l’égard de la Chine, comme le montre l’exemple du Sri Lanka, surendetté auprès de la République populaire de Chine et qui a dû céder la gestion de son port de Hambantona à une entreprise chinoise contre l’effacement d’une partie de la dette (arme de la dette). 6) Xi Jinping lance un appel aux pays en développement qui pourraient voir dans les nouvelles routes de la soie une possibilité de croissance économique par la construction de ces infrastructures et ces échanges avec la Chine. Seulement, les investissements ou les prêts chinois ne sont pas des « aides » désintéressées et peuvent aussi créer une relation de subordination qui, loin de diminuer les écarts entre pays riches et les plus pauvres, peuvent les aggraver. Ainsi, l'Ouganda a subi un projet surdimensionné et le Pakistan a accepté une main d’œuvre chinoise nombreuse. Projet One Belt One Road permet à la Chine de s’imposer économiquement : 1. Domination - contrôle des infrastructures portuaires (Pirée et Valence en Europe) - Influence diplomatico-commerciale (138 États ont signé des accords bilatéraux liés à OBOR) - Dépendance financière à la Chine de certains États voire « arme de la dette » (1000 MA de dollars d’investissement à atteindre) - Voies privilégiées pour importer des matières 1eres et exporter des marchandises - Débouchés pr la main d’œuvre chi (la moitié des ouvriers pr réaménager le port de Gwadar au Pakistan est chinoise) Le Sri Lanka, surendetté auprès de la République pop de Chine, a du céder la gestion de son port de Hambantona à une entreprise chinoise contre l’effacement d’une partie de la dette (arme de la dette). 8 pays se sont particulièrement endettées auprès de la Chine (arme de la dette) : Mongolie, Laos, Maldives, Monténégro, Pakistan, Djibouti, Tadjikistan et Kirghizistan. Nuance : perte de 30% pour les investissements en Asie centrale et 80% au Pakistan. Chine tend à s’imposer ds le commerce international depuis qu’elle a rejoit l’OMC en 2001 et que sa flotte commerciale représente mtn 18% des échanges de conteneurs mondiaux. Plusieurs craintes sont soulevées malgré le soutien chinois aux économies partenaires : autoritarisme, arme de la dette, contreparties diplomatiques (rejet de Taïwan), intérêts chi prioritaires, contrôle des matières premières, etc. La Chine représente ajd 21% des budgets mondiaux de la R&D (recherche et développement) contre 26% pr les USA. En janv 2020, l’État chinois et les entreprises du New Space (Landspace, Onespace, etc) ont réussi à lancer le premier satellite intégré au réseau 5G chinois. Pourtant Space X conserve une avance importante via son réseau Starlink de 6000 satellites en 2024. C) S’engager dans une coopération internationale « Le dragon chinois, à l’aspect parfois menaçant, veut désormais s’affirmer comme un dragon bienveillant » — Barthélemy Courmont, géopolitologue, 2009 La Chine se veut une puissance stabilisatrice qui joue le jeu des institutions (sauf concernant les droits de l’homme) et prétend respecter la souveraineté des États, surtout du Sud global, face à l’instabilité et les ingérences qui viendraient d’Occident. La Chine renforce sa position à l’ONU en devenant le 2e contributeur à son budget et en occupant plusieurs directions comme celle de l’Union Internationale des Télécommunications par Houlin Zhao. En 2021 et 2022, la Chine a accueilli à Kunming (en distanciel) la COP15 sur la biodiversité pour faire avancer les négociations sur les aires marines protégées. Problèmes en commun en Asie (Jap, Chine) : gestion de la surpêche et lutte contre le réchauffement climatique. En juillet 2020, la Chine a lancé sa 1e fusée vers Mars pr y déposer un rover en 2021 (Zhurong) grâce au soutien des agences spatiales européenne, française et argentine. La Chine tente sans succes d’intégrer plusieurs partenaires (Europe et pays émergents, dontle Pakistan) à son projet de station spatiale Tiangong 2, autrement dit « Palais céleste » n°2. Pour autant, la Chine nuit à son image en rejetant la condamnation en 2016 (soutenue par l’Inde et les Philippines) par la Cour Internationale d’Arbitrage de sa politique d’appropriation de la Mer de Chine méridionale. Révisions accélérées CHAP INTRODUCTIF : Les spécificités de l’espace et des l’océans. —> la conquête des mers est ancienne ; celle de l’espace récente Conquête : processus d’appropriation effectué par un individu/soc/État pour des terres et ressources (puissance) —> envahissement & domination territoriale pr repousser les limites de la souveraineté (contrôle) du conquérant. Puissance : capacité d’un acteur (souvent État) à influencer les autres par sa supériorité dans un ou plusieurs domaines. « La capacité de faire, de faire faire, d’empêcher de faire et de refuser de faire » selon le politiste Serge Sur —> Quand et comment les humains ont découvert et délimité les mers, les océans et l’espace ? I) DES ESPACES SPÉCIFIQUES À EXPLORER ET DÉLIMITER Espaces inhospitaliers, limites floues fixées au cours des découvertes (abysses, ligne Karman) —> Océans et espace = nouvelles frontières de l’humanité : Territoires largement méconnus (95% ressources sous-marines restent à découvrir + présence phys humaine uniquement sur la Lune) Terri dont on ignore le potentiel (ressources, dev soc) Considérer ce que l’on ne sait pas (astéroïdes => nickel et platine ?) Frontieres : Envie de s’étendre pr un pays Frontière mentale (extension compréhension humaine) « sky is the limit » Nouvelle frontière : Idée de repousser les limites des connaissances humaines et d’aborder de nouveaux terrains d’expérimentation géographiques et scientifiques. II/ UNE CONNAISSANCE EN CONSTANTE EVOL - Antiquité : connaissances éparses (manque techno => observation), mythes - 1522 : 1er tour du monde par Magellan - Challenger (expédition britannique, 1873-1876) —> ammene océanographie (découvre les fonds marins) - 1960 : exploration partielle de la fosse des Mariannes (11km de profondeur, la + prof) - 1961 : l’envoi du premier homme ds l’espace (le soviétique Youri Gagarine) => Découvertes dépendantes des avancées techno + financement grandes puissances (URSS, USA, pays europ) —> concurrence entre puissances, ex durant la guerre froide : - Explo spatiale lancée après 2GM durant la guerre froide (URSS VS USA) - Soviétiques first : satellite Spoutnik 1 (1957) et homme ds l’espace (1961) - USA, 1969 : Neil Armstrong & et Buzz Aldrin sur la Lune - USA, 1977 : envoi des 2 sondes Voyager explorer et photographier le sys solaire —> Frontières sans cesse repoussées CHAPITRE 1 I) LES MERS ET LES OCEANS : CONQUÊTES, AFFIRMATIONS DE PUISSANCE ET RIVALITÉ A) Des États rivaux, progressivement à la conquête économique des mers et des océans « Les mers et les océans sont depuis longtemps des espaces exploités par les États car ils permettent de s'y affronter et de se projeter militairement, tout en servant leurs intérêts économiques et commerciaux. Ces affirmations de puissance engendrent alors des rivalités dans ces espaces, surtout ceux jugés stratégiques, jusqu'à nos jours. » Les mers et les océans sont appropriés par les États : - car les économies terrestres dépendent des ressources et du commerce maritime —> facilite la mondialisation. La mer se conquiert par les côtes et leur découverte (par passage pour atteindre un cote) Les mers permettent de joindre les continents (sans relief (3D) ni frontière) —> facilite mondialisation - XIX s (Emp britannique) : quasi tt XVIII (18) s à 1918 : la Royal Navy (brit) s’impose mondialement L’énergie à vapeur remplace celle du vent Mers et oceans = 71% de la suface du globe et espace riche en ressources (poissons, minerais…) Dès le 15es, les européens partent à la découverte du monde. - Christophe Colomb (marin génois, pr esp) découvre l’Amérique en cherchant l’Inde - Vasco de Gama (Portugal) trace le passage vers l’Inde. Ces découvertes marquent le début de la conquête des océans et permettent de relier l’ensemble des continents. Les limites « s’expandent » au monde entier. Les comptoirs commerciaux permettent de connecter l’ensemble des continents (conquête des océans = conquête des littoraux). - canaux tel celui de Suez en 1869 (reliant la Chine et la France et permettant 8% du trafic maritime mondial) constitue un gain de temps et d’argent, facilitant le transport maritime et générant de l’argent pour les pays concernés. - le canal de Panama de 1914 (reliant les océans Atlantique et Pacifique, voyant 5% du trafic maritime mondial) permet l’économie de 12 000 km de trajet. L’amélioration de ces canaux aide encore au transport maritime. Enfin, l’augmentation du tonage des bateaux (plus de transports sur un mm bateau, 100 x plus qu’il y a 100 ans avec 300 000 T par bateau) permet l’abaissement des couts et favorise l’utilisation de ces derniers (économie d’echelle et conteneurisation). Le transport maritime est très largement en tête dans le commerce mondial, avec une possession de 85% des flux internationaux de marchandises. Aujourd’hui, 1M de navires sillonnent la mer avec 11Ma de T transportées par an dont 27% de marchandises (40% prod en vrac (céréales, minerais) et 32% hydrocarbures). Ajd, les océans sont au coeur de la mondialisation et des convoitises : - 99% des flux d’info passent par des câbles sous-marins - Découvertes régulières de ressources maritimes (minerais -, hydrocarbures -pétrole, gaz) comme ds l’océan Arctique ou la mer des Caraïbes - Intensification de la pêche à mesure que la consomm de poissons augmente - Commerce maritime mondial = outil puissance eco incontournable Maritimisation : dépendance croissante de nos sociétés envers les mers et les océans ds diff domaines (transports, communication, ressources diverses). L’ocean pacifique devient incontournable dans la projection des grandes puissances actuelles (depuis la guerre froide). Ces puissances mili sont souvent nucléaires (USA, Russie, Chine, Corée du Nord) mais peuvent aussi être des puiss éco secondaires (Japon, Corée du Sud, Indonésie etc). Du fait de l’importance de l’Inde et de la connexion entre l’océan indien et l’océan Pacifique, on parle de + en + de région indo-pacifique. Au gré des évolutions géopol et techno, les États côtiers ont dc principalement conquis les mers pr des raisons commerciales. La vulnérabilité des routes commerciales pousse les États à militariser les mers pr les sécuriser. B) L’affirmation des puissances militaires maritimes La conquête d’un espace maritime passe par la capacité d’un État d’afficher et d’imposer son autorité via la puissance militaire et par la guerre s’il le faut. La mer sert alors de support pour transporter des forces ou menacer un adversaire, cest la logique du hard power. Depuis 2 décennies, on peut parler d’une course à l’armement qui conduit à une militarisation des mers. Pdt la guerre froide, USA et URSS se disputent les mers De new puissances navales commencent à émerger depuis les ´90 et l’effondrement de l’URSS. Les forces de dissuasion nucléaire (SNLE) sont déterminantes pr effrayer l’adversaire. Les portes-avions et un réseau de bases mili sont incontournables pr qu’une puissance puisse projeter ses forces à l’étranger. Ainsi, la France, les USA et le RU ont une capacité mondiale, tandis que la Russie, l’Inde et la Chine ont surtout une influence militaire régionale. Enfin, il convient d’avoir des systèmes de communication et de guidage efficaces pr utiliser tous les atouts de l’espace, de la mer, de l’air et sous-marins. La dissuasion nucléaire sert « l’équilibre la terreur » La dissuasion nucléaire investit les abysses qui deviennent des espaces stratégiques de projection de la puissance / La dissuasion nucléaire est le reflet d’un monde multipolaire Une marine de guerre efficace = outil incontournable pr se placer au cœur des rivalités entre puissances (sea power) —> elle permet de : - Préparer un débarquement terrestre (guerre du Golfe, 1990/1) - Dissuader grâce aux armes nucléaires (triade mais svt maritime) - Organiser un embargo (blocus l’approvisionnement en armes d’un territoire) - Implanter une flotte dissuasive pr renforcer son poids diplomatique pdt une crise : USA face à l’Iran (2021) ou la Chine (2022) (comm diplomatique) C) Dev et rivalité des puissances navales au XXIe s Avec l’émergence de nouvelles puissances (Chine) le monde est de + en + multipolaire USA conserve l’hégémonie sur les océans du globe (hyper puissance et « gendarme du monde ») —> 39 % des dep militaires mondiales, et 1ere flotte mondiale : 11 porte-avions, 14 SNLE, 58 SNA, (sous-marin nucléaire d’attaque) et 6 flottes présentes en permanence sur tous les océans Les rivalités en mer sont souvent liées à la gestion des ressources et des frontières maritimes —> En Méditerranée orientale, la découverte de gisements de gaz offshore (2010s) dans les ZEE pousse plusieurs États à coopérer pr les exploiter (Israël, Egypte, Liban, Chypre, Grèce et reste de l’UE). —> Face à cela, la Turquie, la Lybie et Chypre du Nord se sentent marginalisés et remettent en cause ce partage des ressources et revendiquent de + grandes ZEE 2022 : accord turco-libyen sur l’exploitation d’hydrocarbures dans des eaux contestées Affirmer sa puissance se fait aussi par des actes symboliques et des démonstrations de force : - En 2007, la Russie plante son drapeau sous le pôle Nord pr justifier l’élargissement de sa ZEE (Zone Économique Exclusive) - En 2013, elle fait passer la flamme olympique dns les régions glacées du nord russe devant les téléspectateurs du monde entier Cpd, ajd de nbr armements et outils de navigation ont besoin de la maitrise de l’espace pour fonctionner. La maitrise des océans et celle de l’espace sont dc complémentaires. II) L’ESPACE : CONQUÊTES, AFFIRMATIONS DE PUISSANCE ET RIVALITÉS DEPUIS LA GUERRE FROIDE A) Les origines de la conquête spatiale durant la guerre froide A la fin de la 2GM, les Alliés (en particulier USA et Soviétiques) s’emparent d’une partie des savants allemands pr profiter de leurs connaissances concernant l’utilisation des premiers missiles par les nazis. —> Les USA accueillent Wernher von Braun, le principal concepteur du V2 allemand, dès 1945. Rivalité = concurrence selon l’avancée (capacités). Manuel p 38/9 La rivalité entre soviétiques et USA s’exprime à travers la course qu’ils s’infligent pour montrer leur puissance et leurs avancées technologiques et scientifiques. Ils cherchent le symbolisme, la 1ere place. Pdt la guerre froide, la conquête spatiale devient un outil de propagande (soft power), Les discours des russes lors du retour de Youri Gagarine, le 1er homme à aller dans l’espace, louent l’héroïsme, la légende et l’exploit des soviétiques qui permettent l’avancée de l’évolution de l’humanité. L’Espace marque durablement identité, mentalité russe (mémoire) : fierté nationale —> Gagarine : perso russe le plus populaire en Russie. Ainsi ils affichent leur puissance —> une meilleure propagande des idéaux russes. Les deux pays sont les 1ers dans l’envoi du nombre de satellites en orbite depuis la fin des années 50. La Détente s’installe après la crise de Cuba en 1962. Elle se traduit dans les relations américano-soviétiques et dans la conquête spatiale. En effet, l’apaisement des relations permet aux deux pays de collaborer et de mettre au point le programme Apollo-Soyouz dès 1972. En fonction des aléas de la guerre froide, les budgets des agences spatiales vont changer —> apres la course à la Lune , les budgets spatiaux auront tendance à baisser (plus (-) de course) En 1962, le budget de la NASA représente 4,5% du PIB des USA, tandis qu’en 1992 (après la chute de l’URSS) il ne rep que 0,5% du PIB américain. Durant les années 90, après des échecs solitaires, un retour à la coopération s’établit entre les USA et la Russie afin de batir la future station spatiale internationale. B) Les enjeux récents du spatial et l’émergence des nouveaux acteurs L'espace fascine les hommes depuis des s. Le rêve de conquête prend vie aux lendemains de la 2GM grâce aux innovations technologiques. Durant la guerre froide, seuls les États-Unis et l’URSS partent à l'assaut de l'espace. Envol des 1ers satellites et des 1ers hommes dans l'espace. À partir 1970, de nouveaux États entrent dans cette course : France, Europe (programme Ariane 1973), Chine (1er satellite envoyé en 1970), Japon, Inde (1er satellite en orbite 1975). La conquête spatiale est devenue un marqueur de la puissance et du rayonnement international des États. La puissance spatiale d’un État se mesure à ses réussites symboliques comme celles du vol habité, mais aussi en se basant sur un budget le + important possible et enfin sur l’envoi du + grand nbr de satellites ds l’espace. Seuls les USA ont un budget qui depasse les 12 MA de dollars. Cpt un certain nlb de puissances spatiales dépensent au - 2,5 MA de dollars ds leurs agences (chine, ue, japon et russie) Elle a envoyé la plus grande majorité des satellites mondiaux mis en orbite en 2023 (+ de 2500), devant la Chine et ses 213 satellites, devant la puissance historique qu’est la Russie avec ses 68 satellites et devant les puissances spatiales secondaires (pays européens, Inde et Japon). Ajd la plupart des satellites servent soit à l’observation de la Terre, soit aux services de communication. Les acteurs du New Space sont des entreprises privées issues du monde du numérique. Elles sont nées aux Etats-Unis dans les années 2000. Elon Musk et sa société SpaceX (partenaire de Google) puis Jeff Bezos, créateur de la société Blue Origin. Pour affirmer leur puissance dans l'espace, ces entreprises privées peuvent compter tout d'abord sur leur force financière et leur liberté en tant qu'acteur non gouvernemental. Leur deuxième atout est la maîtrise des nouvelles technologies. Enfin, ces sociétés sont plus compétitives que les entreprises publiques, atout qui leur permet de multiplier les contrats et les collaborations (Ariane ou Airbus), voire de monopoliser certaines technologies pour des intérêts privés. Elles sont rarement rentables pour l'instant. C) Rivalités actuelles et militarisation de l'espace La militarisation passe d'abord par la mise en orbite de satellites à but militaire, comme les CSO (Composante spatiale optique) français. Les objectifs de l'installation des satellites pour l'armée française : * Assurer une communication sécurisée au sein de l'armée * Préciser la balistique (trajectoire) des projectiles * Fournir des images détaillées pour reconnaître le terrain (objectifs, menaces et alliés) * Être indépendant face aux rivaux (Russie) voire alliés (USA) Aussi les satellites européens Galileo pour développer cette autonomie. Les systèmes satellitaires militaires peuvent être brouillés en cas de conflit ou de tensions, comme ça peut être le cas pour le GPS étasunien. La militarisation passe aussi par le développement d'armes anti-satellites. En mars 2019, le premier ministre indien indique qu'un missile a réussi à détruire un satellite indien en orbite (action condamnée). 4e puissance à avoir les capacités de le faire après les Etats-Unis, la Russie et la Chine. L'Inde tente de s'affirmer à toute vitesse: réussite d'un alunissage en 2023 après un échec en 2019. Des actions plus subtiles ou symboliques révèlent aussi les rivalités dans l'espace: espionnage ou brouillage mutuel entre satellites-espions, création d'États-majors de l'espace, envois de rovers sur Mars (Perseverance ou Opportunity). CHAPITRE 2 « Dans l’ISS, on fonctionne comme une famille. La coopération internationale est effective et même si elle est parfois difficile, cela permet de faire des choses impossibles à réaliser tout seul. » Thomas Pesquet, astronaute européen (français), lors d’un entretien avec le journal La Croix, 6 juin 2017 La coopération vise à entreprendre des actions collectives et à réguler les effets de conquête pour établir des règles communes. (Éviter les rivalités) Monopole des États (gouvernements) pr négocier des traités et agir car il y a une absence de « gouvernement mondial ». C’est ensuite au parlement des États de ratifier (=valider) les traités et de les faire respecter le mieux possible. —> Comment la coopération entre les États peut-elle réguler les rivalités liées à la conquête des nouveaux espaces ? I) UN DÉFI DIPLOMATIQUE : CRÉER DE NOUVELLES RÈGLES PR DE NOUVEAUX TERRITOIRES A) Organiser et faire cohabiter les souverainetés étatiques À partir de sa création en 1945, l’Organisation des Nations Unies devient un acteur incontournable de la fixation du droit international, en particulier concernant les mers. Bcp de principes du droit de la mer datent du XIXe s ou d’avant, mais sont formalisés après la 2GM : - 1958 : 1er accord international sur le droit de la mer (ONU) —> Fixe les limites des eaux territoriales - 1970 : Haute mer, « patrimoine commun de l’humanité » (ONU) —> La haute mer (2/3 des océans) relève d’un patrimoine mondial - 1982 : Convention de Montego Bay —> Crée et fixe les limites des ZEE ZEE : Zone économique exclusive, permettant à l’État cotier d’exploiter et de protéger les fonds marins jusqu’à 370 km des côtes La Convention des Nations Unies sur le Droit de la Mer accélère la territorialisation (appropriation) des mers, des océans et des espaces sous-marins. Elle permet aux États qui le souhaitent de demander une extension de leur ZEE auprès de la Commission des limites du plateau continental (ONU) En 2015, la France se voit accorder l’extension de 579 000 km2 de son espace maritime, principalement grâce aux TUM. En 1967 les USA et l’URSS, puis de nbr États de l’ONU concluent le traité sur l’Espace, qui interdit de revendiquer la souveraineté sur l’espace extra-atmosphérique. Il interdit aussi la mise en place d’armes de destruction massive ds l’espace. Concernant la Lune, le traité sur la Lune de 1979 définit cet astre comme faisant partie du patrimoine commun de l’humanité. B) Encadrer l’exploitation des ressources Les principales ressources des mers et océans sont les ressources halieutiques (poissons), les hydrocarbures (exploitation offshore) et les ressources minérales des fonds marins; souvent à proximité des côtes. Il montre également que les États cherchent à les accaparer à travers le développement de nouveaux secteurs de pêche, vers les mers antarctiques, l’extension des zones d’exploitation des hydrocarbures ou encore la recherche et l’expérimentation des ressources minérales des fonds marins. Pour exploiter la plupart de ces ressources, les Etats, de plus en plus nombreux à ratifier la CNUDM (169 now), se servent des droits souverains garantis par le droit international (doc.1). Ainsi, un État côtier peut exploiter les ressources des eaux marines uniquement dans les limites de sa ZEE (370 km du littoral). En revanche, il peut exploiter les ressources des fonds marins dans les limites de sa ZE étendue (650 km du littoral). Ça doit éviter les conflits d'exploitation et ceci est renforcé par un accord de protection de la biodiversité en haute-mer en 2023 même si la ratification et les moyens de contrôle sont en attente. Il s'appuie sur des autorités internationales comme le Tribunal international du droit de la mer d'Hambourg (1996) ou l'Autorité des fonds marins de Kingston (1994) Qlq accords régionaux, à défaut d’un grand accord mondial : de 2008 à 2010, des ONG comme Greenpeace ou le WWF et des scientifiques poussent l’organisation de protection du thon en Atlantique (OI) à fixer des quotas aux pêcheurs pr faciliter sa reproduction. L’exploitation des ressources ds l’espace est + floue car le traité de 1967 ne fait pas clairement référence aux ressources. L’interdiction de « l’appropriation » reste floue. On ne peut pas interdire aux autres puissances d’utiliser l’espace. Les USA (via le Space Act en 2015) puis le Luxembourg (en 2017) ont dissocié dans leur droit à l’espace l’appropriation et l’exploitation des ressources. Luxembourg = passager clandestin (profite des entreprises de l’espace) Ils cherchent à exploiter les ressources librement comme ils le font en haute mer à cause du caractère flou de la notion de « patrimoine commun de l’humanité ». La traité sur la Lune reprend cette formulation pour les ressources lunaires mais n’empêche pas l’exploitation des ressources tant qu’une puissance n’en interdit pas l’accès aux autres (appropriation). C) Garantir la libre circulation Coopération (à minima) et entente, réciprocité pr l’intérêt de tous (commun) Le droit de la mer via la CNUDM garantit la liberté de navigation des navires ds tout l’espace maritime —> ts les États doivent garantir cette liberté ds les eaux territoriales et les détroits Ce passage doit être pacifique (mm pr les navires de guerre) et doit respecter les lois des États côtiers (Égypte : canal de Suez, Iran : détroit d’Ormuz) Pr la circulation des infos et des ressources, l’installation de câbles et de conduites sous-marins sont libres. La circulation ds l’espace est totalement libre d’après le traité sur l’espace en 1967. Un accord de l’ONU de 1968 garantit l’assistance et le sauvetage mutuel des astronautes entre les nationalités signataires. Tout satellite est libre de circuler mais doit être immatriculé à son décollage pr rendre l’État lanceur responsable en cas de dégâts. II) UNE COOPÉRATION EN CONSTRUCTION DANS L’ESPACE ET LES OCÉANS A) Une cooperation, reflet des relations internationales Durant le 20e s, les États coopéraient surtout lorsqu’ils y étaient contraints par la situation internationale, ou lorsque le rapport de force empêchait qu’une puissance s’impose. - Durant la 1er GM les flottes de l’Entente organisent des opérations communes (les Dardanelles en 1916). - Durant la 2nde GM les Alliés coopèrent pr escorter les navires marchands qui ravitaillent le RU mais qui sont menacés par les sous-marins allemands. La coopération internationale spatiale dépend bcp du contexte de Guerre Froide. Les coop sont internes aux blocs. Le projet étasunien d’une SSI (ISS en angl) est d’abord proposé aux Européens, aux Canadiens et aux Japonais. La ccop Est/Ouest est rare mais existe. En 1982, Jean-Loup Chrétien, 1er fr ds l’espace, s’entraine en URSS et réalise une sortie extravéhiculaire. L’echec du projet de station spatiale américaine en 1984 et l’explosion de la navette Challenger en 1986 (7 morts) poussent les USA à intégrer les Russes au projet de SSI en 1993. B) Des coopérations pr sécuriser les activités en mer : lutte contre la piraterie —> l’un des domaines de coop les plus avancés 1. Ce qui justifie le dev de la piraterie moderne : Subvenir à des besoins, surtout économiques : vols, rançons / terroristes, gangs (trafic) - La pauvreté - Anciens pecheurs qui ont le seum 2. Les principaux espaces maritimes concernés sont - Asie du Sud, Sud est & sous continent Indien (Indo-pacifique) (1ere) - Somalie & golfe d’Aden (2e moula) - Golfe de Guinée (2e importance) - Cotes de l’Amerique du Sud & (latine) 3. Les acteurs publics et privés répondent à la piraterie en lançant des opé : Modification des Règlementations nationales et internationale : - Renfocer la lutte contre la piraterie - Dmd aux acteurs de se proteger eux m Les États peuvent mobiliser leur marine militaire (Nigeria, anglo-étasuniens). Les États côtiers peu développés sont souvent démunis ou trop faibles (Somalie voire Nigeria) et doivent faire appel à des puissances extérieures. L’opération européenne Atalante (2008), au large de la Somalie, rassemble 7 États tiers dont le Royaume-Uni. Dans le détroit de Malacca, depuis 2004: Singapour, l’Indonésie et la Malaisie ont choisis de coordonner leur patrouilles et échangent des informations (Chine comprise). Les systèmes juridiques criminalisent aussi la piraterie ou poussent les acteurs privés à se protéger (systèmes de défense, forces de sécurité privées…). C) Des coop spatiales en reconfiguration La coop internationale ds le domaine spatial permet de réduire les couts des missions en profitant des avancées de chaque puissance plutot que de développer de nouveaux programmes + coûteux. Le Joint Operation Center est chargé d’identifier et de suivre à la trace les 23000 objets artificiels de + de 10 cm en orbite autour de la Terre. La France maitrise les sys électroniques et partage ses avancées avec les moyens chinois pr dev le projet CFOSAT (Chinese-French Oceanic SATellite) de surveillance des océans (vents et vagues). Construite à partir de 1998 sous l’impulsion de la NASA, l’ISS incarne le contexte international d’après-guerre froide et les nouveaux objectifs pacifiques des relations interétatiques. Financée et gérée internationalement par cinq agences spatiales, cette structure importante tourne en orbite basse à 400 km de la Terre. L’ISS représente ainsi l’exemple le plus abouti des coopérations spatiales. Depuis la fin de l’assemblage en 2011, les activités des six membres d'équipage permanent se partagent entre la maintenance de la station et la réalisation d’expériences en microgravité, c’est-à-dire dans un contexte où la gravité terrestre est quasiment nulle, notamment pour se préparer à la conquête d’espaces plus lointains. Elles sont menées majoritairement par la NASA (USA), la Roscosmos (Russie), l’ESA (UE), la JAXA (Japon) et la CSA (Canada). Ces agences coopèrent afin d’améliorer et de faire avancer la science de l’espace. Peur de la Chine pr espionnage industriel —> collaboration limitée 2020 : les USA lancent le projet Artemis (de retour des hommes sur la Lune) rassemblant ajd 39 partenaires. III) LES LIMITES DE LA COOPÉRATION DANS L’ESPACE ET LES OCÉANS A) Des intérêts nationaux encore prioritaires Pr le sociologue fr Raymond Aron, la diplomatie reste souvent une « promotion de l’intérêt national en tmp de paix ». —> Cela pousse souvent les États à éviter les traités de coopération trop contraignants ou à n’en appliquer qu’une partie. La surpeche reste la règle : pres de 1/3 des stocks exploités sont en surpeche. En 2010, le Japon avait bloqué l’interdiction de la pêche du thon rouge. 1000 MA de sont pêchés ds les mers du globe/an. 1. Les USA et la Russie restent les leaders ds l’espace mm apres la GF car ils sont les plus présents humainement, technologiquement et financièrement dans l’ISS. Le doc 1 et l’assemblage entre 1998 et 2011 via la frise chronologique montrent que les Russes et les étasuniens construisent la quasi-totalité de la station tandis que le rôle des européens et des Japonais est secondaire. De plus, depuis 1998, la presence des astronautes russo-étasuniens ayant sejourné ds l’ISS est écrasante (4/5 des séjours). Enfin, seuls les russo-étasuniens peuvent transporter des astronautes vers la station internationale : par les seuls vaisseaux Soyouz entre 2011 et 2020 puis en partage avec Space X depuis. Pourtant, les rivalités géopolitiques constituent un frein à l’intégration de puissances emergentes en Asie, notamment de la Chine et de l’Inde qui dev en conséquence chacune leur propre programme de station spatiale. 13 astronautes diff de l’ISS ont participé à des ope ds lespace Enfin, la coopération peut aussi être difficile entre alliés. En 2014, F Hollande avait du intervenir pr pousser les USA à autoriser la vente de stallites fr dotés de composants étasuniens aux Emirates A-U. B) Les lacunes de la gouvernance mondiale Les coopérations internationales passe par les OI qui ont souvent peu de moyens financiers Ansi l’AUTORITÉ INTERNATIONALE DES FONDS MARINS qui tente de protéger les ressources minérales des fonds marins en haute mer (54% des fond marins du monde) ne dipose que se 15 M de budget, tandis que la ville de Pontoise (30000 hab) dispose d’un budget de 50 M d’euros. CHAPITRE 3 "[...]de 2035 au milieu du siècle; phase pendant laquelle la Chine se hissera au premier rang du monde en termes de puissance globale et de rayonnement international." - Xi Jinping, président chinois, Rapport du XIXème congrès national du Parti communiste chinois, 18 octobre 2017. Cette extrait d'un discours du président Xi Jinping en 2017 montre que les autorités chinoises cherchent à affirmer le rôle mondial de + en + important de la Chine afin de répondre au "rêve chinois" de regain de la fierté nationale. Cette affirmation s'accentue depuis la création de la République populaire de Chine en 1949 et surtout depuis les 2000´. La Chine a depuis des années modernisé son armée et son industrie pour s'imposer comme une grande puissance terrestre. Elle tente désormais d'élargir son influence à de new espaces pour s'y imposer : les mers, les océans et l'espace. La conquête des océans et les mers est un enjeu de puissance pour la Chine qui tente de contrôler les ressources maritimes et les principales routes commerciales internationales pour renforcer son influence mondiale. Cette conquête passe par le développement d'infrastructures portuaires, à travers le projet des nouvelles routes de la soie, et de bases militaires, en mer de Chine surtout. Cette volonté de conquête et d'appropriation chinoise crée des tensions avec les pays riverains, comme le Japon, et les grandes puissances économiques que sont l'UE et les Etats-Unis. Ds l'espace extra-atmosphérique, la Chine cherche à dev son autonomie en multipliant les lancements de fusée et les projets vers la Lune et Mars, pour rattraper son retard et concurrencer son rival américain. - 1949 : proclamation de la République populaire de Chine à Pékin par Mao Zedong. - 1970s : ouverture économique et lancement des premiers satellites. Affirmation dans tous les domaines (pêche, diplomatie, technologie, numérique, commerce, militaire...). —> Coopération mais aussi rivalités avec ses voisins (Japon, Inde, Vietnam) et les grandes puissances. —> Comment la conquête des mers, des océans et de l'espace est-elle devenue un moyen pour la Chine d'affirmer sa puissance dans le monde ? I) LA CONQUÊTE DE L’ESPACE ET DES MERS : UN ENJEU DAFFIRMATION DE PUISSANCE POUR LA CHINE A) De nouvelles ambitions pour la Chine: le patriotisme au cœur de la propagande du PCC. La Chine est une puissance ancienne mais connaît de 1841 à 1949 une période d'affaiblissement ("le siècle de l'humiliation" d'après le PCC). En 1841, une flotte britannique menée par le cuirassé Nemesis (voir gravure) vainc la flotte chinoise et permet aux Européens puis aux Japonais de forcer la Chine à s'ouvrir à un commerce international sous contrôle étranger (Tsingtao/Qingdao allemande, Hong Kong britannique, etc...). En 1949, le chef communiste Mao Zedong proclame la création de la République populaire de Chine et cherche à lancer son pays sur la voie de la puissance, après l'occupation japonaise et la guerre civile. En 1957, il dit "Nous aussi, nous fabriquerons des satellites.", ce qui est réalisé en 1970. Mais il n'arrive pas à réaliser ses ambitions de grande puissance. Son successeur Deng Xiaoping ouvre progressivement la Chine aux échanges internationaux (maritimes et autres) durant les années 1970 et 1980 ; ceci lance une longue période de croissance économique. Mao ZEDONG : fondateur Rep Pop de Chine (dirigeant de 1949 à 1976) : répression violente, propagande & culte de la personnalité Deng XIaoping (1904-1997) : Dirigeant de la Chine après la mort de Mao Zedong (1976), il met en place de grandes réformes économiques (« Quatre modernisations ») qui favorisent l'ouverture du pays à la mondialisation, tout en refusant l'ouverture pol 1. Les objectifs énoncés par Xi Jinping dans ses discours visent à permettre le renouveau et l’affirmation d’une puissance chinoise multimillénaire. Le but est d’abord de « développer l’économie maritime et la recherche scientifique maritime » (doc.7) pour développer la puissance chinoise. A noter la colombe (doc. 3), symbole d’une politique qui se présente comme pacifique ce qui est rappeler à Ryad en 2022 concernant l’espace (« l’utilisation pacifique de l’espace »). Le discours est très nationaliste pour « construire une nation forte » (doc.7) et développer la fierté nationale par des démonstrations de force. Cette force est omniprésente dans le doc 6 comme le montrent les soldats sur plusieurs plan, les avions de chasse en haut à gauche et le porte-avions en plein milieu (triade militaire). Cette affirmation est soutenue par les effectifs importants de la marine chinoise qui s'approchent de la marine US et la 1ère place mondiale en nombre de navires militaires (1572 en 2023). Enfin, la proximité entre la grande muraille de Chine et l'espace, à droite de l’image, peut renvoyer à l'idée de repousser la nouvelle frontière qui fait travailler un secteur 100 000 chinois sur Terre. 2. Critiques et nuances possibles: - Contradiction entre le message souvent pacifique (colombes du doc 6 & « l’utilisation pacifique de l’espace » du doc 7 et la militarisation des espaces de conquête (207 satellites militaires en orbite et 3 porte-avions en 2023 contre 0 et 1 en 2013); - Contradiction entre un discours qui insiste sur la coopération internationale (« missions conjointes » dans le discours du 23 juin 2021) et le nationalisme prôné en Chine (drapeaux du doc 6); - La réalité de la domination étasunienne (20X plus d'astronautes et 4X plus de porte-avions) et de l’émergence indienne (construction de deux porte-avions) nuance l’objectif de devenir « une nation forte » (doc. 7 le 11 juillet 2020) et dominante militairement (porte-avion du doc.6). La mise en lumière de personnages historiques comme le navigateur du XVe s Zheng He (p74) permet aussi au gouvernement chinois de consolider ses coopérations maritimes actuelles en Asie du sud-est ou en Afrique de l’est. Ce passé glorieux mythifié ds un roman national (mémoire) génère de la fierté en Chine mais aussi des craibtes chez ses voisins lorsqu,il sert à réclamer les ZEE d’autres États (Malaisie, Vietnam, Philippines). B) Des espaces convoités par la Chine (les buts) —> Pk les autorités chinoises convoitent-elles l’espace ? Les buts : - Devenir autonome par rapport aux Occidentaux et surtout les USA (GPS, ISS, lanceurs), la course à l’espace par rapport à Space X) ; - Économie : centrales solaires, materiaux sur la Lune pr sen servir ds lespace, un gps chinois (Beidou) qui doit faciliter le transportsur Terre ; - Colonisation : habiter l’espace de manière permanente (SC, coloniser la Lune, se servir de l’espace pr transporter des marchandises et des humains), être le 1er à poser le pied sur Mars ; - Technologiquement : dev le savoir faire industriek chinois en sinspirant des technologies russes (soyouz) et américaines (straship), un New Space Chinoise en dev mais sous contrôle du parti-État ; - Le dev du marché spatial (internet, services, ressources) n’est pas pr l’instant rentable pour la Chine ou SpaceX, mais est un but à atteindre. Avancée et augmentation envois spatiaux chinois (ambitions + moyens), 57 tirs en orbite —> Pourrait concurrencer USA d’ici 20 ans La Chine veut habiter l’espace et nn juste faire science => éco Objectif : poser 4 points différents sur la Lune Chercher matériaux Les mers et océans sont des espaces indispensables pr la soc et l’eco chinoise : - 1ère consommatrice de poisson à travers le monde (65 millions de T en 2016), devant l’UE (13 M), le Jap, l’Indo et les USA (environ 7M chacun). - 1ère flotte de pêche et 1ère production aquacole mondiale. Le contrôle des mers est aussi indispensable pour dev les exportations de marchandises (12 % des échanges mondiaux) et sécuriser les importations de matières premières d’Australie et d’Afrique et d’hydrocarbures du Moyen-Orient. C) D’importants moyens, essentiellement militaires, déployés pour accélérer la conquête Pr s’approprier ces new espaces et pr y défendre ses intérêts, la Chine affiche de + en + sa puissance militaire en mer. En 2012 elle fait rentrer en service actif son 1er porte-avion (ancien truc ukrainien). —> Pk et comment la Chine simpose-t-elle progressivement ds la mer de chine meridionale ? —> Contrer USA - Reintégration de Taiwan - Domaine maritime : militaire, colonies, exploitation des ressources au mépris des Droits internationaux de la Mer —> Met ses propres règles : La Chine revendique 80% de la mer de Chine méridional car elle considère que sa présence est plus ancienne que celle des autres puissances côtières, ce que ces dernières contestent : Brunei, Vietnam, Malaisie, Indonésie et Philippines. Elle revendique la souveraineté sur ces espaces pour faire reculer l’influence étasunienne, stimuler le patriotisme chinois, pour exploiter les ressources maritimes de la région et pour contrôler le commerce maritime. Le Chine s’impose par une politique d’appropriation progressive et relativement peu violente. Elle s’impose symboliquement en plantant des drapeaux, comme sur les récifs des Spratleys, mais elle va aussi pratiquer la poldérisation (l’extension artificielle du récif) de certains d’entre eux afin d’y installer des ports, des stations radars et des bases permanentes civils ou militaires et de revendiquer les ZEE. Elle s’impose aussi par la présence de sa marine de pêche qui est progressivement transformée en milice organisée. Celle-ci doit dissuader les navires étrangers de se rendre dans les eaux de la région en utilisant la force du nombre, des canons à eau, les collisions volontaires voire la présence à proximité de garde-côtes militarisés ou de navires de guerre. Diplomatiquement, elle parvient à diviser les pays de l’ASEAN (coop eco de ts les pays de l’asie du sud) et à maintenir une zone grise avec les États-Unis en utilisant assez subtilement ses civils et une dissuasion douce pour empêcher une intervention militaire étasunienne qui paraîtrait disproportionnée. La Chine commence même a installer des barrières flottantes pour empêcher l’accès des pêcheurs philippins. Entre 2014 et 2018 la flotte chinoise a augmenté son tonnage de l’équivalent des flottes italiennes et françaises réunies. En 2022, la Chine inaugure son 3eme porte-avions, le Fujian (la province qui fait face à Taïwan), entièrement construit en Chine (—> renforce son pouvoir de projection). Elle installe sa 1ère base stratégique à l’étranger à Djibouti en 2017, à l’entree de la mer Rouge et investit dans les infrastructures portuaires européennes (port du Pirée, Grèce). Avoir des bases=poser des poins : espionnage, projection… Ds l’espace, la Chine met les moyens pr démultiplier les démonstrations de force qui montrent qu’elle est en transition vers des industries de pointe (GPS chinois, SSC). II) LA ENTRE RIVALITÉS ET NOUVEAUX DÉFIS DS LESPACE ET SUR LES MERS A) Gérer les tensions avec les rivaux ( , , Europe, …) Ds les domaines éco et diplo, la a une stratégie de long terme via des petits pas, le tmp de devenir assez puissante pr s’imposer (« joue la montre »). Le but est d’empêcher tte reaction disproportionnée étasunienne tandis que la stabilité du PCC et la croissance économique élevée semblent favoriser la , au détriment des puissances occidentales. Evolution PIB des USA La était, entre 2018 et 2021, la nation lançant le + de fusées ds l’espace devant (rivalité pacifique). Cette situation de contestation inquiète les autorités américaines et a poussé Trump à augmenter le budget de la NASA pr maintenir leur avance. La militarisation de l’espace inquiète encore + : la a été la 1ere en 2009 à créer un commandement des forces spatiales avant les USA en 2019. Au-delà des luttes secretes entre les satellites espions des grandes puissances, l’armée craint la destruction de satellites. En 2018, le général de l’US Air Force John Willial Raymond affirmait que la « aurait bientôt la capacité de menacer les satellites qu’importe leur orbite » et non plus uniquement aux orbites basses. D’un autre coté, le discours officiel chinois insiste sur la coopération via l’UIT car la tente de concurrencer le soft power. En mer, l’affirmation chinoise consolide les coopérations occidentales : création de l’AUKUS (Australie, UK, USA) en 2021. B) Dominer la compétition économique Tensions douanières avec l’UE PIB mondiaux : USA (28 780 000), Chine (19 530 000), All, Japon, Inde (3 940 000), RU, France (3 130 000)… Faute d’une puissance militaire et spatiale suffisante contre les USA, la Chine tente de s’imposer + subtilement à travers l’économie. Pr autant, elle hésite de - en - à sanctionner ses rivaux du Nord. De plus, le projet des Nouvelles Routes de la Soie (OBOR en anglais) est annoncé en 2013 et acceléré en 2015 pour s’imposer au Sud. Nouvelles Routes de la Soie Maritime : plusieurs ports et routes avec échanges commerciaux et éco collossaux Idée Chine : financements en prêt et nn don —> dépendance pays contractants Main d’œuvre chinoise importée limite travail pr locaux Chine impose projet sans importance / surdimensionné Xi Jinping est à la tête de la République populaire de Chine depuis novembre 2012, au moment où il devient secrétaire général du Parti communiste chinois, puis président de la République quelques mois plus tard, en mars 2013. Il est ensuite réélu aux 2 fonctions à 3 reprises. 2) Le discours du 17 octobre 2017 a lieu au Congrès national du Parti communiste chinois. Xi Jinping cherche à y défendre son bilan tout en fixant ses prochains objectifs. 3) Xi Jinping présente les nouvelles routes de la soie comme un projet d'ouverture de la Chine sur le reste du monde et vice-versa. Le projet « la Ceinture et la Route » (l. 5) renvoie à des infrastructures maritimes et terrestres. Xi Jinping insiste aussi sur les localisations concernées aux lignes 12 et 13 : « une ouverture simultanée vers l'Est et l'Ouest aux interactions terre-mer ». Ainsi le but est de créer un réseau commercial mondial autour de la Chine. D'après le document 3, cela passe par un réseau de routes maritimes, comme celle allant vers l'Amérique latine, et d'infrastructures maritimes comme le port de Jakarta en Indonésie ou celui de Karachi au Pakistan, en Asie du Sud. Par ailleurs, ces routes maritimes sont complétées par des infrastructures terrestres (la route) dont des lignes ferroviaires comme celles devant relier le port de Calcutta, en Inde, au Caucase en passant par le Pakistan. Enfin, il veut « optimiser les dispositions d'ouverture régionale et accroîtr[e] l'ouverture de l'Ouest de la Chine » comme le montre la gigantesque ligne ferroviaire reliant Shanghai à l'UE en passant par la ville d'Urumqi, dans l'Ouest de la Chine, le Kazakhstan et la Russie ; deux pays dans lesquels la Chine a déjà investi plus de 20 milliards de dollars depuis 2005 et visés par le développement numérique chinois. 4) Xi Jinping insiste complètement sur le soft power car il cherche à rendre attractif ce projet en insistant sur la libre participation de chaque Etat. Il insiste sur des principes positifs et mettant en avant les gains mutuels : d'abord les principes de « consultations réciproques, d'engagement commun et de partage des fruits [du développement] » (lignes 8 et 9) puis sur les principes d'« amitié, sincérité, réciprocité et inclusion ». Cela sous-entend une logique de gagnant-gagnant même si l'influence chinoise passera par les domaines commerciaux, diplomatiques et financières comme le montrent les lignes 23 à 32 : « Nous adopterons de nouveaux modes d'investissement à l'étranger […] et travaillerons à nous doter, dans les meilleurs délais, de nouveaux atouts dans la coopération et la concurrence économique internationales. ». Le terme de « concurrence » met bien en avant les rivalités géopolitiques et le but de l’Etat chinois de ne pas uniquement utiliser la BRI sans contrepartie pour les intérêts chinois. 5) La politique chinoise de puissance se fait notamment contre l’Occident, et n’a pas pour but seulement le développement économique global mais surtout de servir les intérêts chinois. De même, la relation de partenariat peut également créer des relations de dépendance à l’égard de la Chine, comme le montre l’exemple du Sri Lanka, surendetté auprès de la République populaire de Chine et qui a dû céder la gestion de son port de Hambantona à une entreprise chinoise contre l’effacement d’une partie de la dette (arme de la dette). 6) Xi Jinping lance un appel aux pays en développement qui pourraient voir dans les nouvelles routes de la soie une possibilité de croissance économique par la construction de ces infrastructures et ces échanges avec la Chine. Seulement, les investissements ou les prêts chinois ne sont pas des « aides » désintéressées et peuvent aussi créer une relation de subordination qui, loin de diminuer les écarts entre pays riches et les plus pauvres, peuvent les aggraver. Ainsi, l'Ouganda a subi un projet surdimensionné et le Pakistan a accepté une main d’œuvre chinoise nombreuse. Projet One Belt One Road permet à la Chine de s’imposer économiquement : 1. Domination - contrôle des infrastructures portuaires (Pirée et Valence en Europe) - Influence diplomatico-commerciale (138 États ont signé des accords bilatéraux liés à OBOR) - Dépendance financière à la Chine de certains États voire « arme de la dette » (1000 MA de dollars d’investissement à atteindre) - Voies privilégiées pour importer des matières 1eres et exporter des marchandises - Débouchés pr la main d’œuvre chi (la moitié des ouvriers pr réaménager le port de Gwadar au Pakistan est chinoise) Le Sri Lanka, surendetté auprès de la République pop de Chine, a du céder la gestion de son port de Hambantona à une entreprise chinoise contre l’effacement d’une partie de la dette (arme de la dette). 8 pays se sont particulièrement endettées auprès de la Chine (arme de la dette) : Mongolie, Laos, Maldives, Monténégro, Pakistan, Djibouti, Tadjikistan et Kirghizistan. Nuance : perte de 30% pour les investissements en Asie centrale et 80% au Pakistan. Chine tend à s’imposer ds le commerce international depuis qu’elle a rejoit l’OMC en 2001 et que sa flotte commerciale représente mtn 18% des échanges de conteneurs mondiaux. Plusieurs craintes sont soulevées malgré le soutien chinois aux économies partenaires : autoritarisme, arme de la dette, contreparties diplomatiques (rejet de Taïwan), intérêts chi prioritaires, contrôle des matières premières, etc. La Chine représente ajd 21% des budgets mondiaux de la R&D (recherche et développement) contre 26% pr les USA. En janv 2020, l’État chinois et les entreprises du New Space (Landspace, Onespace, etc) ont réussi à lancer le premier satellite intégré au réseau 5G chinois. Pourtant Space X conserve une avance importante via son réseau Starlink de 6000 satellites en 2024. C) S’engager dans une coopération internationale « Le dragon chinois, à l’aspect parfois menaçant, veut désormais s’affirmer comme un dragon bienveillant » — Barthélemy Courmont, géopolitologue, 2009 La Chine se veut une puissance stabilisatrice qui joue le jeu des institutions (sauf concernant les droits de l’homme) et prétend respecter la souveraineté des États, surtout du Sud global, face à l’instabilité et les ingérences qui viendraient d’Occident. La Chine renforce sa position à l’ONU en devenant le 2e contributeur à son budget et en occupant plusieurs directions comme celle de l’Union Internationale des Télécommunications par Houlin Zhao. En 2021 et 2022, la Chine a accueilli à Kunming (en distanciel) la COP15 sur la biodiversité pour faire avancer les négociations sur les aires marines protégées. Problèmes en commun en Asie (Jap, Chine) : gestion de la surpêche et lutte contre le réchauffement climatique. En juillet 2020, la Chine a lancé sa 1e fusée vers Mars pr y déposer un rover en 2021 (Zhurong) grâce au soutien des agences spatiales européenne, française et argentine. La Chine tente sans succes d’intégrer plusieurs partenaires (Europe et pays émergents, dontle Pakistan) à son projet de station spatiale Tiangong 2, autrement dit « Palais céleste » n°2. Pour autant, la Chine nuit à son image en rejetant la condamnation en 2016 (soutenue par l’Inde et les Philippines) par la Cour Internationale d’Arbitrage de sa politique d’appropriation de la Mer de Chine méridionale.