Dyspnée aiguë et chronique

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Questions and Answers

Quelle distinction fondamentale permet de différencier la dyspnée aiguë de la dyspnée chronique, au-delà de la simple durée des symptômes, en considérant les mécanismes physiopathologiques sous-jacents et l'implication clinique immédiate ?

  • La dyspnée aiguë signale une urgence potentielle nécessitant une intervention diagnostique et thérapeutique rapide, contrairement à la dyspnée chronique qui permet une approche plus graduelle. (correct)
  • La dyspnée aiguë est définie par une durée inférieure à 8 semaines, tandis que la dyspnée chronique se prolonge au-delà, cette temporalité étant le seul critère distinctif pertinent.
  • La dyspnée aiguë se caractérise par une perception soudaine d'inconfort respiratoire, tandis que la dyspnée chronique implique une adaptation progressive aux contraintes respiratoires.
  • La dyspnée aiguë est principalement d'origine infectieuse, alors que la dyspnée chronique est davantage liée à des processus dégénératifs et inflammatoires chroniques.

Dans l'évaluation clinique de la dyspnée, quelle est la signification sémiologique la plus pertinente de l'abolition localisée du murmure vésiculaire à l'auscultation pulmonaire, en excluant les causes diffuses et en ciblant les processus pathologiques focaux ?

  • Elle indique une obstruction bronchique proximale diffuse, réduisant globalement la ventilation alvéolaire.
  • Elle est pathognomonique d'une atteinte interstitielle diffuse, épaississant les parois alvéolaires et atténuant les sons.
  • Elle oriente vers une condensation parenchymateuse localisée ou un pneumothorax partiel, altérant la transmission des bruits respiratoires dans une zone spécifique. (correct)
  • Elle suggère un épanchement pleural massif, comprimant uniformément le parenchyme pulmonaire sous-jacent.

Concernant l'échelle de dyspnée modifiée du Medical Research Council (mMRC), quel stade reflète le mieux une limitation significative de la capacité fonctionnelle, où la dyspnée impacte les activités de la vie quotidienne au-delà des efforts importants, mais sans incapacité à quitter le domicile ?

  • Stade 4 : Dyspnée trop importante pour quitter le domicile ou survenant au moindre effort comme s'habiller.
  • Stade 2 : Dyspnée lors de la marche à plat à son propre rythme, nécessitant des pauses.
  • Stade 1 : Dyspnée lors de la marche rapide sur terrain plat ou en montée légère.
  • Stade 3 : Dyspnée après avoir parcouru environ 90 mètres sur terrain plat ou après quelques minutes, nécessitant des arrêts. (correct)

Dans l'arbre décisionnel étiologique de la dyspnée aiguë, quelle est la pertinence de l'évaluation des gaz du sang artériel (GDS) et plus spécifiquement de la PaCO2 et des bicarbonates, pour orienter le diagnostic différentiel entre les différentes catégories de pathologies respiratoires ?

<p>Une PaCO2 élevée associée à des bicarbonates augmentés oriente vers une insuffisance respiratoire aiguë hypercapnique, suggérant un problème ventilatoire obstructif ou neuromusculaire. (C)</p> Signup and view all the answers

Parmi les étiologies suivantes de la dyspnée chronique avec auscultation normale, laquelle est la plus susceptible de présenter une respiration abdominale paradoxale et des signes neurologiques associés, reflétant un mécanisme physiopathologique spécifique ?

<p>La maladie neuromusculaire, affectant les muscles respiratoires et la commande nerveuse de la ventilation. (C)</p> Signup and view all the answers

Comment la définition temporelle de la toux aiguë, subaiguë et chronique, basée sur la durée des symptômes, influence-t-elle l'approche diagnostique et thérapeutique initiale, en termes d'investigations complémentaires et de prise en charge étiologique ?

<p>La toux aiguë, dans la majorité des cas, ne nécessite pas d'examen complémentaire immédiat, tandis que la toux chronique requiert une investigation étiologique plus approfondie. (C)</p> Signup and view all the answers

Dans le bilan initial d'une toux aiguë, quelle est la pertinence de l'interrogatoire concernant l'horaire de la toux et les circonstances déclenchantes, pour orienter le diagnostic étiologique vers des causes spécifiques et discriminer les mécanismes physiopathologiques impliqués ?

<p>Une toux déclenchée par l'effort ou l'exposition à des allergènes oriente vers une origine asthmatique ou une hypersensibilité bronchique. (C)</p> Signup and view all the answers

Parmi les étiologies de la toux aiguë, laquelle est la moins susceptible d'être associée à des expectorations purulentes et à une fièvre élevée, en considérant les présentations cliniques typiques et les mécanismes pathogéniques distincts ?

<p>La bronchite aiguë virale, entraînant une inflammation des voies aériennes centrales. (B)</p> Signup and view all the answers

Dans le contexte d'une toux chronique, quelle classe médicamenteuse est reconnue pour induire fréquemment cet effet secondaire, et par quel mécanisme physiopathologique principal agit-elle pour provoquer la toux ?

<p>Les inhibiteurs de l'enzyme de conversion (IEC), par accumulation de bradykinine dans les voies aériennes et stimulation du réflexe tussigène. (B)</p> Signup and view all the answers

Parmi les étiologies de la toux chronique, laquelle est la plus susceptible d'être évoquée devant une toux productive chronique, associée à des expectorations purulentes abondantes, et quel examen complémentaire est indispensable pour confirmer le diagnostic ?

<p>La dilatation des bronches (DDB), dont le diagnostic repose sur le scanner thoracique. (C)</p> Signup and view all the answers

Comment la définition des expectorations, en tant que rejet par la bouche de sécrétions provenant des voies aériennes sous-glottiques, permet-elle de les différencier d'autres rejets oro-pharyngés, et quelle implication clinique cette distinction possède-t-elle ?

<p>La définition précise que les expectorations proviennent spécifiquement des voies aériennes inférieures (sous-glottiques), les distinguant des sécrétions nasales ou salivaires. (D)</p> Signup and view all the answers

Dans le bilan initial des expectorations, quelle est la signification sémiologique de l'horaire de survenue matinale, en l'associant à des étiologies spécifiques et en excluant les causes diurnes ou nocturnes prédominantes ?

<p>Les expectorations matinales sont évocatrices d'une bronchite chronique ou d'une dilatation des bronches (DDDB), liées à la stase des sécrétions pendant la nuit. (D)</p> Signup and view all the answers

Concernant l'aspect macroscopique des expectorations, quelle description est la plus évocatrice d'un œdème aigu pulmonaire (OAP) cardiogénique, en excluant les autres aspects et en ciblant les caractéristiques spécifiques de l'OAP ?

<p>Expectorations fluides, mousseuses et parfois rosées, dues à la transsudation de plasma dans les alvéoles. (B)</p> Signup and view all the answers

Dans l'arbre décisionnel étiologique des expectorations aiguës, quelle est la pertinence de la radiographie pulmonaire (RP) initiale, pour différencier les contextes infectieux et non infectieux, et orienter la prise en charge thérapeutique ?

<p>Une RP normale oriente vers une bronchite aiguë, tandis qu'une RP anormale suggère une pneumonie, un abcès ou une tuberculose. (B)</p> Signup and view all the answers

Parmi les étiologies des expectorations chroniques, laquelle est la plus fréquemment associée à des expectorations purulentes et abondantes, persistant sur plusieurs mois ou années, et quel mécanisme physiopathologique sous-jacent explique cette production chronique de sécrétions ?

<p>La bronchite chronique, définie par une inflammation chronique des bronches et une hyperplasie des glandes à mucus. (A)</p> Signup and view all the answers

Dans le bilan initial des douleurs thoraciques, quelle est la signification sémiologique de la description d'une douleur constrictive, en l'associant à une étiologie spécifique et en la différenciant des autres types de douleurs thoraciques ?

<p>Une douleur constrictive, en étau, irradiant vers le bras gauche, est très évocatrice d'une origine coronaire, comme l'angor ou l'infarctus du myocarde. (B)</p> Signup and view all the answers

Parmi les facteurs calmants des douleurs thoraciques, quelle est la spécificité de la trinitrine (nitroglycérine) pour orienter vers une étiologie particulière, et quel est le mécanisme d'action de ce médicament dans ce contexte ?

<p>La trinitrine est efficace sur les douleurs coronaires en induisant une vasodilatation des artères coronaires et en améliorant l'apport d'oxygène au myocarde. (B)</p> Signup and view all the answers

Dans la recherche des signes de gravité associés aux douleurs thoraciques, quelle association de signes cardiovasculaires et respiratoires est la plus alarmante et évoque une urgence vitale immédiate ?

<p>Hypotension artérielle, pâleur, cyanose, polypnée et tirage. (B)</p> Signup and view all the answers

Parmi les étiologies des douleurs thoraciques classées comme urgences, laquelle est la plus susceptible de se présenter avec un pneumothorax compressif associé, et quel mécanisme physiopathologique explique cette association ?

<p>La dissection aortique, rupture de la paroi aortique, pouvant se compliquer de pneumothorax compressif par extension médiastinale. (C)</p> Signup and view all the answers

Dans la définition de l'hémoptysie, quelle est la caractéristique essentielle du sang émis par la bouche, permettant de la différencier de l'hématémèse, et quelle est l'implication diagnostique majeure de cette distinction ?

<p>L'hémoptysie est caractérisée par l'émission de sang rouge vif, extériorisé par la bouche au cours d'efforts de toux, provenant des voies aériennes. (D)</p> Signup and view all the answers

Parmi les prodromes associés à l'hémoptysie, quelle sensation est la plus spécifique et évocatrice d'une origine respiratoire, la différenciant des symptômes digestifs ou ORL, et quel mécanisme physiopathologique pourrait l'expliquer ?

<p>Une sensation de chaleur rétrosternale, liée à l'irritation des voies aériennes et à la vasodilatation locale. (A)</p> Signup and view all the answers

Dans le diagnostic différentiel de l'hémoptysie, quelle pathologie ORL est la plus importante à exclure en premier lieu, et quelle démarche clinique simple permet de la différencier de l'hémoptysie véritable ?

<p>L'épistaxis postérieure, écoulement de sang par la narine postérieure, visualisable par rhinoscopie antérieure et postérieure. (B)</p> Signup and view all the answers

Concernant l'évaluation de l'abondance de l'hémoptysie, quelle quantification est la plus pertinente pour évaluer le risque immédiat et orienter la prise en charge thérapeutique, en termes de risque d'asphyxie et de nécessité d'hospitalisation ?

<p>La quantification approximative en cuillère à soupe, verre ou bol, permettant une estimation grossière du volume sanguin perdu. (C)</p> Signup and view all the answers

Parmi les étiologies les plus fréquentes de l'hémoptysie, laquelle est la plus susceptible d'être associée à une hémoptysie massive et récidivante, et quel mécanisme physiopathologique sous-jacent explique ce type de présentation clinique ?

<p>La dilatation des bronches (DDB), caractérisée par une inflammation chronique et une fragilité vasculaire bronchique, pouvant entraîner des hémoptysies massives. (D)</p> Signup and view all the answers

Dans la prise en charge initiale de l'hémoptysie, quel est l'objectif thérapeutique prioritaire, au-delà de l'arrêt du saignement, et quelle mesure immédiate est essentielle pour atteindre cet objectif vital ?

<p>La prévention du risque d'asphyxie, par mise en position de sécurité et aspiration bronchique si nécessaire. (D)</p> Signup and view all the answers

Flashcards

Qu'est-ce que la dyspnée ?

Une perception d'une respiration inconfortable ou pénible lors de situations diverses.

Décrivez la dyspnée aiguë.

Brutale, en quelques heures ou jours.

Décrivez la dyspnée chronique.

Persistante depuis plusieurs semaines ou plus.

À quoi fait penser une dyspnée inspiratoire avec cornage ?

Pathologies des voies aériennes supérieures.

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À quoi fait penser une dyspnée expiratoire avec sifflements ?

Pathologie des bronches.

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Qu'est-ce que l'orthopnée ?

Dyspnée en position couchée, soulagée en position assise.

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Qu'est-ce que l'antépnée ?

Dyspnée en antéflexion (penché en avant).

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Qu'est-ce que la platypnée ?

Dyspnée en position debout.

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Quels sont les éléments clés de l'interrogatoire face à une dyspnée ?

Âge, antécédents, traitements, facteurs favorisants, quand, comment, signes associés.

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Que recherche-t-on à l'examen clinique d'une dyspnée ?

Crépitants, sibilants, râles, anomalies de percussion, signes d'insuffisance cardiaque.

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Quelle est la première étape face à une dyspnée aiguë ?

Éliminer une obstruction des voies aériennes supérieures.

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Quels sont les 3 examens clés pour investiguer une dyspnée aiguë ?

RP (Radiographie Pulmonaire), ECG (Électrocardiogramme), GDS (Gaz du Sang).

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Qu'est-ce que la toux ?

Expulsion brusque et sonore de l'air des poumons.

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Combien de temps dure une toux aiguë ?

Moins de 3 semaines.

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Combien de temps dure une toux subaiguë ?

Entre 3 et 8 semaines.

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Combien de temps dure une toux chronique ?

Plus de 8 semaines.

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Quelles sont les causes fréquentes de toux aiguë ?

Infections respiratoires, asthme, BPCO, RGO, etc.

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Quelles sont les causes fréquentes de toux chronique ?

Rhino-sinusite chronique, médicaments, asthme, RGO, etc.

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Que sont les expectorations ?

Rejet par la bouche de sécrétions des voies aériennes.

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Quel peut être l'horaire de survenue des expectorations ?

Matinale (bronchite), nocturne (OAP), permanente.

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Quelles sont les causes d'expectorations aiguës ?

Infections, allergie, OAP.

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Quelles sont les causes d'expectorations chroniques ?

DDB, bronchite chronique, cancers.

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Que doit-on rechercher dans le bilan initial des douleurs thoraciques ?

Retracer les antécédents, statut tabagique et familaux.

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Que faut-il identifier dans la description de la douleur ?

Type constrictive, localisation rétrosternale, irradiation cou.

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Que doit-on rechercher lors des signes de gravité des douleurs thoraciques ?

Regarder les marqueurs de gravité : cardiovasculaires, respiratoires.

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Quelles sont les causes de douleurs thoraciques, qui nécessite de se rendre aux urgences ?

Douleur coronorienne aigue, embolie pulmonaire, pneumothorax.

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Quelles sont les autres causes de douleurs thoraciques (pas urgentes) ?

RGO, douleurs post traumatiques, pneumonie.

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Qu'est-ce qu'une hémoptysie ?

Extériorisation de sang rouge vif.

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Quels sont les signes associés à l'hémoptysie ?

Chaleur rétrosternale, angoisse, goût métallique.

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Les plus fréquentes de l'Hémoptysie ?

Tuberculose, cancer, DDB

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Study Notes

Dyspnée Aiguë et Chronique

  • La dyspnée est définie comme la perception d'une respiration inconfortable ou pénible lors de situations qui n'entraînent habituellement aucune gêne.
  • Dyspnée aiguë : Installation brutale en quelques heures à quelques jours
  • Dyspnée chronique : Persistante depuis plusieurs semaines (>= 8) à plusieurs mois ou années
  • Dyspnée inspiratoire avec cornage : Pathologie des VAS
  • Dyspnée expiratoire avec sifflements : Pathologie des bronches
  • Orthopnée : Dyspnée en décubitus dorsal (insuffisance cardiaque, diaphragme, obésité)
  • Antépnée : Dyspnée en antéflexion (diaphragme, obésité)
  • Platypnée : Dyspnée en position debout (shunt anatomique intracardiaque ou intrapulmonaire)

Dyspnée : Interrogatoire

  • L'âge du patient est un facteur important à considérer.
  • Il est important de connaître les antécédents du patient, notamment pneumologiques, cardiovasculaires et neuropsychiatriques.
  • Les traitements usuels du patient doivent être pris en compte.
  • Il est important de connaître les facteurs favorisants, comme l'exposition allergique, le sevrage médicamenteux, les syndromes infectieux, les voyages aériens et la chirurgie.
  • Il faut déterminer la temporalité de la dyspnée : intermittente ou permanente, diurne ou nocturne.
  • Il faut évaluer comment la dyspnée se manifeste, notamment l'influence de l'effort et de la position.
  • Les signes respiratoires associés (toux, expectorations, douleur thoracique) ou extra-respiratoires (altération de l'état général, arthralgies, lésions cutanées, myalgies) doivent être recherchés.

Dyspnée: Examen Clinique

  • Il est important de rechercher des anomalies auscultatoires telles que crépitants, sibilants, râles bronchiques ou abolition localisée du murmure vésiculaire.
  • L'examen clinique inclut la recherche d'anomalies de percussion (matité ou tympanisme) et de palpation (augmentation ou réduction des vibrations vocales).
  • Il est important de rechercher des signes d'insuffisance cardiaque droite ou gauche.
  • Les signes de gravité à rechercher incluent polypnée, cyanose, tirage, respiration abdominale paradoxale et trouble de conscience.

Dyspnée aiguë : Orientation étiologique

  • Il est impératif d'éliminer toute obstruction des voies aériennes supérieures (VAS).
  • Trois examens clés sont à réaliser : radiographie pulmonaire (RP), électrocardiogramme (ECG), gaz du sang (GDS).

Dyspnée chronique : orientation étiologique

  • Les causes de dyspnée chronique peuvent être liées à différents symptômes et diagnostics.

Toux aiguë et chronique

  • La toux est définie comme une expulsion brusque et sonore de l'air contenu dans les poumons.
  • Toux aiguë : Toux depuis moins de 3 semaines.
  • Toux subaiguë : Toux persistante entre 3 et 8 semaines.
  • Toux chronique : Toux depuis plus de 8 semaines.

Toux aiguë : Bilan

  • Noter l'antécédent personnel et familial du patient
  • Le mode de vie et les traitements habituels doivent être notés.
  • Les symptômes associés, notamment les expectorations et leur aspect, doivent être pris en compte.
  • Il est important de connaître l'horaire de la toux et les circonstances déclenchantes.
  • Un examen clinique minutieux, notamment ORL et cardio-pulmonaire, est indispensable.
  • Dans la majorité des cas, une toux aiguë ne nécessite pas d'examen complémentaire.

Toux aiguë : Etiologies

  • Infections respiratoires hautes principalement
  • Infections respiratoires basses
  • Asthme
  • BPCO
  • Rhino-sinusite aiguë
  • RGO
  • Insuffisance cardiaque (rare)
  • Embolie pulmonaire (rare)
  • Pleurésie et pneumothorax (rare)

Toux chronique : Bilan initial

  • Il faut connaître l'antécédent personnel du patient, notamment son statut tabagique et familial.
  • Le mode de vie, le traitement habituel ainsi que l'efficacité des traitements entrepris doivent être pris en compte.
  • Il est important de déterminer si la toux est sèche ou productive, diurne ou nocturne.
  • Les signes associés, notamment pyrosis, jetage et rhinorrhée postérieure, doivent être recherchés.
  • Un examen clinique minutieux est indispensable.
  • Une radiographie pulmonaire et une spirométrie sont indispensables.

Toux chronique : Etiologies

  • Rhino-sinusite chronique
  • Médicaments (IEC, gliptine)
  • Asthme et BPCO
  • Dilatation des bronches (DDB)
  • Pneumopathie interstitielle diffuse (PID) dont fibrose
  • Reflux gastro-œsophagien (RGO)
  • Insuffisance cardiaque gauche
  • Épanchement pleural
  • Cancer pulmonaire

Expectorations : définitions

  • Les expectorations sont définies comme le rejet par la bouche, lors d'un effort de toux, de sécrétions ou de produits pathologiques provenant des voies aériennes sous-glottiques.
  • Les expectorations aiguës durent quelques jours à quelques semaines.
  • Les expectorations chroniques durent plusieurs mois à plusieurs années.

Expectorations : bilan initial

  • Les antécédents et traitements habituels doivent être notés.
  • L'horaire de survenue (matinale, nocturne ou permanente) doit être noté.
  • La présence de fièvre doit être notée.
  • L'odeur (fétide/nauséabonde) doit être notée, car elle peut évoquer un abcès pulmonaire.
  • Quantifier l'abondance des expectorations.
  • L'aspect macroscopique doit être décrit (fluide, mousseuse, rosée=OAP, visqueuse filante, purulente).

Expectorations aiguës : causes

  • Contexte infectieux :
    • Radiographie pulmonaire (RP) normale= bronchite
    • RP anormale = pneumonie, abcès, tuberculose
  • Contexte allergique : asthme
  • Oedème aigu pulmonaire (OAP)

Expectorations chroniques : causes

  • Dilatation des bronches (DDB)
  • Bronchite chronique
  • Cancers pulmonaires

Douleurs thoraciques : bilan initial

  • Connaître antécédents personnels et familiaux (notamment coronariens thrombo-emboliques)
  • Évaluer statut tabagique
  • Décrire la douleur :
    • Type: constrictive (origine coronaire), brûlure (digestive)
    • Localisation: rétrosternale médio thoracique (IDM), basithoracique (pleuro- pulmonaire)
    • Irradiation: cou mâchoire bras (origine coronaire), vers les lombes (DA)
    • Facteur déclenchant= traumatisme (douleur pariétale), effort(angor), prise alimentaire (digestive), position allongée (péricardite)
    • Facteur calmant trinitrine (origine coronaire), penchée en avant (péricardite), alimentation (UGD) Rythmée par la respiration: pariétale ou pulmonaire avec contact pariétal

Douleurs thoraciques : Recherche des signes de gravité

  • Cardiovasculaires : pâleur, tachycardie, hypotension, signe de choc avec marbrures, extrémités froides, lipothymie ou syncope
  • Respiratoires : cyanose, polypnée, signes de lutte respiratoire avec tirage, balancement thraco-abdominal
  • Neurologiques : agitation ou trouble de vigilance

Douleurs thoraciques : Étiologies

  • Urgences :
    • Syndrome coronarien aigu
    • Tamponnade
    • Embolie pulmonaire
    • Dissection aortique
    • Pneumothorax compressif
  • Autres :
    • Reflux gastro œsophagien (RGO)
    • Douleurs post traumatiques
    • Pneumonie avec ou sans épanchement pleural (seulement si contact pleural)
    • Épanchement pleural
    • Péricardite
    • Zona thoracique

Hémoptysie : Définition

  • Émission de sang rouge vif extériorisé par la bouche au cours d’efforts de toux.
  • Prodrome associés : sensation de chaleur rétrosternale, angoisse, gêne ou chatouillement laryngé ou goût métallique dans la bouche
  • Rechercher un diagnostic différentiel : Épistaxis, Hématémèse, Gingivorragies
  • Toute hémoptysie, même minime, doit être considéré comme une urgence car peut récidiver sous une forme plus sévère

Hémoptysie : Bilan Initial

  • Il est important de connaître les antécédents respiratoires (DDB, tuberculose, cancer) et cardiaques.
  • Il faut rechercher une histoire récente d'alitement, de chirurgie, de prise médicamenteuse ou d'exposition à des toxiques.
  • L'aspect du sang (rouge vif/foncé) doit être noté.
  • Il faut quantifier l'abondance : cuillère à soupe( pleine au ¾ représente 10 ml), un verre (plein au ¾ représente 100 ml), un bol (plein au ¾ représente environ 500 ml).
  • La prise de constantes vitales est essentielle.
  • La gravité de l'hémoptysie est due au risque asphyxique ++ plutôt qu'au risque de spoliation sanguine.
  • La gravité est liée à l'abondance du saignement, au terrain sous-jacent et à sa persistance.

Hémoptysie : Étiologies

  • Les plus fréquentes :
    • Tuberculose
    • Cancer pulmonaire
    • DDB
    • Aspergillome
  • Autres :
    • Embolie Pulmonaire (EP)
    • Malformations artério-veineuses
    • Insuffisance cardiaque gauche
    • Vascularite

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